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Emmanuel Macron affirme que les États-Unis "cherchent à affaiblir l'Europe" et appelle "à ne pas accepter la loi du plus fort"

BFM François Blanchard
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Le président de la République a accusé Washington de "chercher à affaiblir l'Europe" après la menace de Donald Trump d'imposer de nouveaux droits de douane contre tout pays soutenant le Groenland contre les prédations américaines.

Emmanuel Macron a affirmé ce mardi 20 janvier que les États-Unis "cherchent ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe", citant "une accumulation de droits de douane inacceptables" et des pressions contre la "souveraineté" des États.

L'Europe dispose d'outils "très puissants" en matière commerciale, et doit les "utiliser" quand elle "n'est pas respectée", a-t-il déclaré à la tribune du Forum économique mondial de Davos, en réponse à Donald Trump qui menace les Européens au sujet du Groenland.

Le président français a de nouveau invoqué le recours à l'instrument "anti coercition" de l'Union européenne, considéré comme un "bazooka" en cas de guerre commerciale.

"Rester calmes"

"La chose folle c'est qu'on peut être mis dans la situation où on utilise le mécanisme anti-coercition pour la toute premiere fois vis-à-vis des États-Unis. Pouvez-vous l'imaginer?", a lancé plus tard Emmanuel Macron face à la presse. "C'est fou, je le regrette mais c'est la conséquence d'une agressivité inutile. Mais nous devons tous rester calmes."

"Nous passons à un monde sans loi, où la loi n'est plus celle que nous connaissons", a également observé Emmanuel Macron depuis Davos, évoquant "les ambitions impéralistes" de la Russie. Le chef d'État français, qui prône "l'état de droit plutôt que la brutalité", appelle à ne pas "accepter passivement la loi du plus fort".

"La France et l'Europe sont attachées à la souveraineté nationale et à l'indépendance, et aux Nations unies et à leur charte", a aussi souligné le président français alors que son homologue américain veut créer un nouveau "Conseil de paix" mondial totalement à sa main. Emmanuel Macron dit vouloir refaire du G7, que la France préside cette année, un "forum pour un dialogue franc" et pour des "solutions collectives et coopératives".