Le PS remporte la législative partielle en Loire-Atlantique

Un bureau de vote à Strasbourg, dimanche 23 avril 2017. (Photo d'illustration) - Frederick Florin - AFP
La candidate du parti socialiste Karine Daniel a remporté dimanche au second tour l'élection législative partielle organisée dans la 3e circonscription de Loire-Atlantique pour remplacer à l'Assemblée nationale l'ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault, selon des résultats définitifs.
Avec 55,4% des voix, Karine Daniel devance son challenger de droite Matthieu Annereau (Les Républicains/UDI/MoDem), qui a recueilli 44,56% des suffrages dans cette circonscription aux mains de la gauche depuis près de 40 ans, lors d'un scrutin marqué par une très forte abstention (74,23%).
"On renoue avec une victoire électorale"
"On est à plus de 55% dans un contexte difficile pour la gauche. On prévoyait un score serré, on voit qu'au-delà de résister, la gauche fait une belle performance", s'est félicitée dans la soirée la nouvelle députée, entourée de Jean-Marc Ayrault et de la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland.
"Ca faisait très longtemps que la gauche n'avait pas gagné une législative partielle, ça doit être remarqué. J'espère que c'est le signe d'un élan pour reconquérir l'opinion pour 2017", a-t-elle également affirmé. "On renoue avec une victoire électorale (....), c'est une vraie satisfaction, une vraie fierté", a renchéri Jean-Marc Ayrault. La 3e circonscription de Loire-Atlantique, qui était détenue depuis 1986 par Jean-Marc Ayrault, Premier ministre de 2012 à mars 2014, est aux mains de la gauche depuis près de 40 ans.
Soutien du Parti communiste
Arrivée en tête du premier tour (30,41%), Karine Daniel avait reçu le soutien du Parti communiste (5,04%) pour ce second tour. En revanche, Europe Ecologie-Les Verts (EELV), mobilisé contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et arrivé troisième (17,05%), loin devant le Front national (11,30%) dimanche dernier, n'avait donné aucune consigne de vote. Le groupe socialiste et apparentés ne comptait plus que 285 députés depuis le départ de Jean-Marc Ayrault au Quai d'Orsay, soit moins que la majorité absolue à l'Assemblée nationale (289). Depuis 2012, le PS et ses alliés ont perdu une quinzaine d'élections législatives partielles.











