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EDITO - Impôt à la source: "Si personne n'est prêt à Bercy, il faut virer tout le monde!"

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Notre éditorialiste Christophe Barbier estime qu'un abandon du prélèvement de l'impôt à la source "relèverait de l'incompétence totale", et impliquerait "la démission immédiate" du ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Alors que le gouvernement montre des signes de grande prudence concernant le prélèvement de l'impôt à la source, Christophe Barbier, éditorialiste de BFMTV, rappelle que cette réforme "a été lancée par Laurent Fabius en 2000, et elle a été reprise sous le quinquennat précédent".

"Si personne n'est prêt, il faut faire un massacre à Bercy et virer tout le monde! Cela relèverait de l'incompétence totale - on passe des spots de pub à la télévision, et les courriers arrivent dans les foyers. Ils nous disent qu'ils sont prêts, alors il faut y aller.
J'espère que [la grande prudence d'Emmanuel Macron] est un grand bluff du président pour détourner l'attention et dire aux Français 'je vous protège, je demande des réunions supplémentaires pour être sûr que vous n'aurez pas de mauvaise surprise au mois de janvier'.

Si c'est par crainte que les Français, en voyant leur fiche de paie, aient peur et que la consommation s'effondre, que le gouvernement commence à communiquer sur l'idée que l'argent que d'habitude les salariés mettent de côté pour payer leur tiers prévisionnel de 2018, ils n'en auront pas besoin en 2019 puisqu'ils ne seront pas imposés [un an après] sur leur revenu.
Si la réforme ne se fait pas, Gérald Darmanin devra démissionner immédiatement s'il a le sens de l'honneur, et pourra retourner à Tourcoing - une très belle ville dont il s'occupera très bien! Il faudra même aller encore plus loin: si ça ne se fait pas, il faudra exiger une commission d'enquête parlementaire - il y en a bien eu deux sur l'affaire Benalla. Là, ça a coûté 200 millions d'euros, sans compter les entreprises privées qui ont mis au point des logiciels pour les vendre, et à qui on a dit qu'elles pouvaient désormais les jeter à la poubelle. Il y a aussi celles qui ont déjà acheté ce logiciel et ne s'en serviront pas. Bref, ce serait un scandale d'Etat bien supérieur à l'affaire Benalla."