Cuvillier défavorable à une taxe unique au gasoil et à l'essence

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier était ce jeudi matin en direct sur RMC. - -
Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a déclaré jeudi qu'il n'était « pas favorable » à l'alignement des taxes appliquées au gasoil et à l'essence, plaidant pour un « dispositif judicieux » permettant de préserver la compétitivité des entreprises : « La question du transport sur l'impact environnemental est majeur. C'est pourquoi, avec » la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Delphine Batho, « nous aurons à regarder tout le dispositif », a indiqué M. Cuvillier sur RMC. Mais « je ne suis pas favorable à des alignements », a-t-il ajouté.
« Ne pas fragiliser des professions de transport »
Selon lui, une taxe unique aux deux types de carburants n'est pas souhaitable au vu des situations « différentes » : « le gasoil concerne essentiellement des professionnels, les professionnels de la route, qu'ils soient taxis, qu'ils soient routiers, et je n'oublie pas les pêcheurs, le transport maritime ». « Il y a là une question de compétitivité », a-t-il relevé, plaidant pour un « traitement au cas par cas. (...) En tout cas, (il ne faut pas) fragiliser des professions de transport qui sont aujourd'hui dans des situations très tendues ». Il faut un dispositif « judicieux », a-t-il souligné.
Péages autoroutiers : « L'erreur majeure a été de privatiser »
Par ailleurs, en ce qui concerne la hausse des péages autoroutiers prévue en février, le ministre a fait valoir qu'elle était « contractuelle » : « L'erreur majeure a été de privatiser » les sociétés d'autoroutes, a estimé Frédéric Cuvillier. « Nous aurions plus de 1,5 milliard de recettes, de dividendes, des autoroutes au bénéfice de l'Etat pour financer des infrastructures, si les autoroutes n'avaient pas été privatisées. Elles l'ont été, il ne s'agit pas de revenir en arrière », a-t-il poursuivi, soulignant que le coût d'une privatisation et l'équilibre économique des contrats « font que ça n'est pas possible ». Mais il a adressé un « message clair vis-à-vis des concessionnaires : les autoroutes, c'est du bien public. Il faut qu'il y ait un pacte de croissance, il faut que nous puissions être vertueux, que le coût de l'autoroute soit supportable ». Il a également assuré que la hausse de 1,18% à 2,29%, en février, serait la seule opérée en 2013.












