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Covid-19: l'opposition exprime "ses doutes" face à la campagne de vaccination du gouvernement

BFM Hugues Garnier , Journaliste BFMTV
Le Premier ministre Jean Castex le 15 décembre 2020 à l'Assemblée nationale.

Le Premier ministre Jean Castex le 15 décembre 2020 à l'Assemblée nationale. - Martin Bureau

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Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé ont dévoilé en détail, ce mercredi, le plan de vaccination qui doit débuter fin décembre. Une stratégie que soutient l'opposition, en partie seulement.

Jean Castex a dévoilé, ce mercredi devant les députés à l'Assemblée nationale, les contours du plan de vaccination contre le Covid-19 qui doit débuter à la fin du mois. Mais malgré les efforts fournis par l'exécutif pour préparer cette campagne de vaccination, force est de constater que le Premier ministre est loin d'avoir convaincu l'opposition. De nombreuses interrogations subsistent autour des différents vaccins en attente de mise sur le marché ou bien toujours en cours d'essai clinique.

Invité sur BFMTV ce mercredi soir, le député de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel a fait part de ses doutes: "la gestion hasardeuse de cette crise par le gouvernement fait qu'on a des doutes". Partagé entre l'envie d'y croire et de faire confiance en l'exécutif, le député Insoumis lui reproche dans le même temps ses "interrogations, (ses) erreurs, même (ses) mensonges" alors qu'aucun vote n'a eu lieu dans l'hémicycle autour de cette stratégie sanitaire.

Au delà de la forme, le parlementaire LFI s'interroge sur le choix et la logistique qui accompagne le vaccin de Pfizer-BioNTech, le potentiel premier vaccin disponible pour les pays de l'Union Européenne et donc de la France.

"On n'est pas rassurés"

"Il est pas vraiment universel de par le degré de conservation qui doit lui être impliqué, il y a d'autres pays que les États-Unis qui travaillent sur des vaccins. Est-ce que l'on a étudié ces autres options? J'aimerai le savoir. On sait aussi qu'il y a des intérêts financiers dans cette histoire", poursuit Eric Coquerel.

Louis Aliot, le maire Rassemblement national de Perpigan invité de BMTV ce mercredi soir, estime lui aussi que "cela n'enlèvera pas le doute que nos compatriotes ont majoritairement" au sujet de ce vaccin. S'il note une avancée dans la communication du gouvernement et dans son choix de faire vacciner en priorité les personnes les plus fragiles, le maire RN de Perpignan ne se dit pas pour autant rassuré.

Le cadre du Rassemblement national salue toutefois le choix de rendre la vaccination non obligatoire en France, "une donnée importante dans la confiance" que peut accorder la population à l'exécutif.