BFM

Castaner à Schiappa sur l'affaire Daval: "un ministre n'a pas à commenter une affaire judiciaire"

BFM M.P. avec AFP
placeholder video
Téléchargez la nouvelle application BFM
Invité sur France Inter ce jeudi matin, Christophe Castaner a rappelé qu'"un ministre n'a pas à commenter une affaire judiciaire", après les propos mercredi de Marlène Schiappa au sujet du meurtre d'Alexia Daval.

Le délégué général de LaREM et ministre des Relations avec le Parlement, a assuré ce jeudi sur France Inter qu'un ministre n'avait pas "à commenter une affaire judiciaire", en référence aux commentaires de Marlène Schiappa sur la défense de Jonathann Daval qui a avoué mardi 30 janvier avoir tué son épouse Alexia Daval

Christophe Castaner, qui répondait alors à la question d'un auditeur, a ajouté qu'il n'avait pas "à juger" si la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes avait "fait une erreur". 

"Pas question d'intervenir dans ces dossiers-là"

Sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a estimé que Marlène Schiappa n'était "pas intervenue dans le travail de la justice", appelant à "avoir beaucoup de mesure sur ce dossier, beaucoup de discrétion". "Elle a rappelé ce qui est le combat qu'elle mène, et avec talent, depuis sa nomination au gouvernement, que dans le quinquennat les violences faites aux femmes étaient une priorité", a-t-il défendu.

"Ensuite il y a évidemment le respect de la défense et il est parfaitement légitime qu'un avocat prenne la ligne de défense qu'il souhaite pour pouvoir défendre son client, il n'est pas question d'intervenir dans ces dossiers-là", a poursuivit Benjamin Griveaux.

"Il faut arrêter de minimiser les violences conjugales"

Marlène Schiappa, a jugé mercredi 31 janvier "proprement scandaleux" que l'avocat de Jonathann Daval, Randall Schwerdorffer, mette en avant la "personnalité écrasante" d'Alexia Daval.

"Nous dire: 'elle a une personnalité écrasante, et c'est pour cela qu'elle aurait été assassinée', je trouve ça proprement scandaleux", avait-elle déclaré sur RTL. "Ça n'est pas passionnel, ce n'est pas une dispute, ce n'est pas un drame passionnel, c'est un assassinat (...) il faut arrêter de minimiser les violences conjugales, arrêter de trouver des excuses. Il n'y a rien, rien, qui justifie que l'on frappe sa femme ou sa compagne", avait encore dit Marlène Schiappa. 

"Ce n'est pas un effet de manche pour scandaliser la ministre"

L'avocat des parents d'Alexia, Jean-Marc Florand, avait ensuite nuancé le débat. Lors d'une conférence de presse mercredi, il a décrit en Alexia "une fille énergique, battante, engagée, certainement dominante dans son couple", face à son mari "plus effacé".

"Il y avait forcément une tension plus forte que celle qu'on connaissait, sinon ce 'gendre idéal' n'aurait pas pété les plombs et commis l'irréparable." "Si Randall Schwerdorffer dit ça [qu'Alexia avait une personnalité écrasante et pouvait faire preuve de violence], ce n'est pas un effet de manche pour scandaliser la ministre. S'il le dit, c'est non seulement qu'il le pense, mais aussi qu'il le sait", avait-il ajouté.