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"Je n'ai jamais combattu le RN par l'anathème": Bruno Retailleau assure que "l'union des droites" doit se faire "dans les urnes"

BFM S.A avec AFP
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Interrogé sur un extrait du prochain livre de Nicolas Sarkozy, Bruno Retailleau a expliqué ce dimanche 7 décembre ur BFMTV que "l'union des droites" devait se faire "dans les urnes".

L'union des droites, il assure "ne pas y croire", du moins si elle passe par des accords partisans. Invité de BFMTV ce dimanche 7 décembre, Bruno Retailleau a déclaré qu'une telle union doit se faire "dans les urnes" plutôt que par "une tambouille d'appareils" qui serait "vaine".

L'ex-ministre de l'Intérieur a illustré son propos par le cas de Béziers où l'actuel maire, Robert Ménard, est soutenu par Les Républicains mais "attaqué par le Rassemblement national".

"Où est l'union des droites? Vous voyez bien que ça n'existe pas", a assuré Bruno Retailleau, tout en "assum(ant) parfaitement (..) de (s')adresser aux électeurs du Rassemblement national pour que l'union des droites se fasse par le terrain, dans les urnes".

Une union évoquée par Nicolas Sarkozy

Le patron des Républicains était invité à réagir à un extrait du Journal d'un prisonnier, le livre de Nicolas Sarkozy rédigé pendant son incarcération à la maison d'arrêt de La Santé. L'ex-chef de l'État y écrit avoir échangé avec Marine Le Pen et lui avoir assuré qu'il ne s'associera pas à un front républicain contre le RN. Une position qu'il "assumera en prenant le moment venu une position publique sur le sujet".

"Le chemin de reconstruction de la droite ne pourra passer que par l’esprit de rassemblement le plus large possible, sans exclusive et sans anathème", ajoute Nicolas Sarkozy qui, sans utiliser l'expression, semble ainsi se positionner pour une union des droites, c'est-à-dire une alliance rapprochant la droite classique et l'extrême droite.

Pour Bruno Retailleau, qui souligne n'avoir "jamais combattu le Rassemblement national par l'anathème", Nicolas Sarkozy "a raison quand il dit qu'il faut se rassembler et s'élargir sans anathème", l'une des raisons étant que cela "ne fonctionne pas".

"Les électeurs du Rassemblement national, ce sont pas des fascistes. Qu'on n'arrête de le dire. Ce sont souvent nos anciens électeurs", a poursuivi le patron des Républicains.