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Après le recadrage, l'UMP serre les rangs en Ile-de-France

Au lendemain de l'intervention de Nicolas Sarkozy dans la campagne régionale en Ile-de-France, la majorité a resserré les rangs autour de Valérie Pécresse (ici aux côtés de la tête de liste UMP à Paris Chantal Jouanno) à la faveur d'un meeting mercredi ré

Au lendemain de l'intervention de Nicolas Sarkozy dans la campagne régionale en Ile-de-France, la majorité a resserré les rangs autour de Valérie Pécresse (ici aux côtés de la tête de liste UMP à Paris Chantal Jouanno) à la faveur d'un meeting mercredi ré - -

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par Laure Bretton PARIS - "Unité", "mobilisation", "bonheur". Au lendemain de l'intervention de Nicolas Sarkozy dans la campagne régionale en...

par Laure Bretton

PARIS (Reuters) - "Unité", "mobilisation", "bonheur". Au lendemain de l'intervention de Nicolas Sarkozy dans la campagne régionale en Ile-de-France, la majorité a resserré les rangs autour de Valérie Pécresse à la faveur d'un meeting mercredi.

Dans une salle de théâtre du VIIe arrondissement, tous les ténors de la campagne francilienne de l'UMP avaient fait le déplacement pour démentir les bruits de dissensions, qui plombent la campagne du parti.

"Il n'y a plus que huit jours ! Les Franciliens rentrent de vacances lundi. Nous devons absolument faire le score de premier tour le meilleur possible", a martelé la ministre de l'Enseignement supérieur et tête de liste régionale devant quelque 500 sympathisants.

Loin de la défaite annoncée par la gauche et les sondages, elle a estimé que la majorité présidentielle pouvait l'emporter en Ile-de-France.

Dans les intentions de vote, "nous sommes à 32% au premier tour, c'est quatre points au dessus de la moyenne (de l'UMP dans les autres régions) et (le président socialiste de la région, candidat à un nouveau mandat Jean-Paul) Huchon est à 25%. C'est six points en dessous", a-t-elle fait valoir.

"Nos adversaires ne reculent devant rien, aucune désinformation, aucune fausse rumeur" comme celle faisant état d'importants désaccords entre elle et Chantal Jouanno, tête de liste UMP à Paris, a poursuivi Valérie Pécresse.

INGÉRENCE PRÉSIDENTIELLE ?

"Chantal est une candidate exceptionnelle", a-t-elle assuré. "Exceptionnelle de vision, d'honnêteté, de courage et de loyauté parce que c'est pas si simple en ce moment."

Face à une campagne qui patine dans une région capitale pour la majorité, le chef de l'Etat a exhorté mardi les candidats franciliens réunis à l'Elysée à faire bloc derrière leur chef de file.

Après le "recadrage" présidentiel, selon les termes de certains élus UMP, l'opposition avait beau jeu mercredi de railler une "candidate sous tutelle" et de dépeindre un Nicolas Sarkozy en "directeur de cabinet" de la ministre.

"La gauche ne devrait pas pousser des cris d'orfraie", a dit à Reuters Bernard Debré, député UMP de Paris. L'ancien président socialiste François "Mitterrand ne se privait pas d'intervenir en son temps. Un président n'a pas à mettre son appartenance politique dans sa poche", a-t-il ajouté.

Jean-Paul Huchon a jugé que l'intervention présidentielle dans une campagne locale n'étais "pas conforme à l'éthique républicaine", mais pour beaucoup de militants mercredi, elle était "naturelle", "normale", "dans la logique des choses".

D'autres ne cachaient pas leur désarroi. "C'est de l'ingérence, on tend les verges pour se faire battre", fulminait un jeune sympathisant "pas sûr d'aller voter".

"Ils disent 'unité' mais derrière, on sait ce que ça cache", ajoutait un autre, parti après vingt minutes de meeting.

Pour Philippe Goujon, président de la fédération UMP de Paris, "la mésentente et les divisions sont à gauche!". "Notre équipe est unie. Je veux saluer le courage de Valérie, les attaques ne manquent pas mais nous ne tomberons pas dans ce piège", a assuré le maire du XVIIe arrondissement.

Le député UMP de Seine-Saint-Denis Eric Raoult, écarté des listes, a dénoncé la semaine dernière la "campagne d'amateur" de Valérie Pécresse et jugé que la droite avait déjà perdu en Ile-de-France.

"J'ai voulu le renouvellement mais mettre le pied à l'étrier à de nouvelles personnalités, des 'quadras', cela crée des aigreurs", a dit la chef de file UMP mercredi sur Europe 1.

Gagner au deuxième tour, "j'y crois", a-t-elle assuré.

Edité par Jean-Baptiste Vey