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Un retraité du Nord fabriquait chez lui des stylos-pistolets

BFM C.H.A.
Un modèle de stylo-pistolet

Un modèle de stylo-pistolet - Marcello Paternostro-AFP

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Un retraité du Nord âgé de 74 ans fabriquait chez lui des stylos-pistolets, de manière totalement illégale. C'était pour lui une façon de s'occuper, s'est-il justifié lors de son procès.

Il a admis avoir conçu et revendu cinq stylos-pistolets. Un retraité âgé de 74 ans fabriquait dans sa maison de Marquillies, un village du Nord en périphérie de Lille, des stylos-pistolets à un coup. "C'était juste pour tenter l'expérience", s'est justifié la semaine dernière ce passionné d'armes à feu, lors de son procès, rapporte La Voix du Nord.

Le septuagénaire inscrit dans plusieurs clubs de tir a été interpellé l'année dernière. Il a expliqué devant les juges avoir confectionné ces "gadgets" à l'aide d'une fraiseuse acquise lors de son départ en retraite. Pour la simple et bonne raison qu'il ne se voyait pas "rester à ne rien faire", a-t-il précisé à la barre.

"Je ne l'ai même pas essayé"

Des "gadgets" qui lui auraient rapporté 110 à 180 euros pièce. Trois autres hommes d'âge mur comparaissaient avec lui. Ils ont plaidé le délit de curiosité.

"Je ne l'ai même pas essayé", a indiqué un ancien militaire. "Après l'avoir présenté à des spécialistes, j'ai renoncé à l'utiliser pour raisons de sécurité".

Deux stylos-pistolets abandonnés sur des boîtes aux lettres

Ce n'est pas la première fois qu'un tel objet fait la une de l'actualité. Début mai, deux stylos-pistolets avaient été saisis par la police lors d'une patrouille dans le 13e arrondissement de Paris. Les deux armes, qui présentaient elles aussi l'apparence de stylos de taille normale - chacune chargée d'une munition de calibre 22 Long-Rifle - avaient été retrouvées abandonnées sur des boîtes aux lettres dans un hall d'immeuble.

En 2011, c'était un ancien verrier de Clermont-Ferrand qui était mis en examen pour "acquisition, fabrication et vente d'armes de 4e catégorie". Agé de 67 ans, le retraité fabriquait dans l'atelier de tourneur-fraiseur d'un ami des stylos-pistolets. Une quinzaine avaient été retrouvés à son domicile. L'homme s'était même lancé dans une petite entreprise: 200 avaient été vendus grâce à son site internet.

Le septuagénaire de Marquillies risque quant à lui une grosse amende et de la prison avec sursis.