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Un réseau de proxénètes chinois démantelé, dix personnes interpellées

BFM Par AA avec AFP
Un commissariat de police. (Photo d'illustration)

Un commissariat de police. (Photo d'illustration) - -

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Une dizaine de personnes de nationalité chinoise ont été arrêtées et mises en examen ces derniers jours dans le cadre du démantèlement d'un réseau de proxénètes. Les victimes sont en situation irrégulière pour la plupart.

Dix personnes de nationalité chinoise, soupçonnées d'appartenir à un réseau qui "exploitait sexuellement" une cinquantaine de femmes, ont été interpellées la semaine dernière. Elles ont été mises en examen, notamment pour proxénétisme aggravé, a-t-on appris ce mercredi de sources concordantes.

Ce réseau, composé d'une dizaine de femmes et d'hommes, était "très structuré" avec des "rôles bien répartis" sur tout le territoire français, selon Elvire Arrighi, cheffe de l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH).

"Ces personnes mises en cause payaient les billets de train, louaient les appartements, géraient les agendas et les annonces en ligne des victimes", a précisé la responsable de l'OCRTEH, précisant qu'elles étaient une cinquantaine identifiées dans toute la France.

"Souvent en situation irrégulière, les victimes sont difficiles à secourir et à aider car elles ne reconnaissent pas leur statut de victime et ne veulent pas porter plainte alors que les conditions de traite sont sordides", a encore déclaré Elvire Arrighi.

Série de mises en examen

Les dix personnes ont été interpellées le 30 novembre lors d'une opération qui a aussi permis de saisir 70.000 euros. Une information judiciaire a été ouverte en septembre 2020 pour proxénétisme aggravé, traite des êtres humains en bande organisée, mise à disposition de local privé pour des activités de prostitution et blanchiment aggravé. Trois personnes ont été mises en examen le 2 décembre, quatre autres le 3 décembre et trois le 6 décembre, selon une source judiciaire.

Cinq personnes ont été placées en détention provisoire et trois placées sous contrôle judiciaire. Les deux dernières sont en attente du débat sur la mesure de sûreté à leur appliquer et ont été placées en détention provisoire.