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Tweets homophobes contre un élu parisien: prison avec sursis requise

BFM G.D. avec AFP
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- - Croquis d'audience représentant Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, lors de son procès, le 13 mars 2017 à Paris - Benoit PEYRUCQ, AFP/Archives

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Le parquet a requis mercredi deux et trois mois de prison avec sursis contre un homme et une femme poursuivis pour des tweets homophobes à l'encontre d'un élu de Paris, Ian Brossat (PCF).

L'élu avait porté plainte après avoir été visé par des tweets orduriers sous pseudonymes en 2015. Les comptes de ces utilisateurs ont été clôturés par Twitter.

Seul l'un des prévenus, qui travaillait à l'époque dans le secteur bancaire et qui vit aujourd'hui du RSA après presque un an de chômage, s'est présenté devant le tribunal correctionnel de Paris.

Il affirme avoir tweeté "mal réveillé"

A la barre, cet homme de 36 ans au crâne dégarni, vêtu d'un costume, plaide "l'immaturité et la bêtise". "Mal réveillé" le matin de son tweet, il voulait, dit-il, s'en prendre à la politique de la ville, au moment de l'inauguration de HLM dans le très huppé XVIe arrondissement de Paris. Et concède face à l'évidence que son tweet n'avait "aucun rapport".

Le prévenu avait par ailleurs fait l'objet d'une procédure pour injure à l'encontre de l'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, qui s'est soldée par un stage de citoyenneté au Mémorial de la Shoah. "Du coup, j'ai compris la bêtise de mes propos."

L'autre prévenue absente

Sa coprévenue, ni présente ni représentée par un avocat, avait expliqué qu'elle avait voulu "faire réagir" Ian Brossat qui, à ses yeux, se comporte de "manière très arrogante". Elle avait dit n'avoir pas mesuré la portée de ses propos derrière son écran.

L'avocate de la défense a plaidé la clémence. Elle a insisté sur la totale "immaturité" de son client, "légèrement simplet", qui a "chaviré" en pleine dépression, évoquant sa "honte de ce qu'il a fait".