Attentats du 13 novembre: Hasna Aït Boulahcen devrait être inhumée au Maroc

L'immeuble détruit après l'assaut du Raid à Saint-Denis, le 18 novembre dernier. - Joël Saget - AFP
Celle qui fut présentée, à tort, comme la première femme kamikaze d'Europe, ne devrait pas être enterrée en France. La famille d'Hasna Aït Boulahcen envisage de l'inhumer au Maroc, d'où la cousine d’Abdelhamid Abaaoud, le coordonnateur présumé des attentats de novembre, était originaire. C'est ce qu'a indiqué Me Fabien Ndoumou, l'avocat de la mère de la jeune femme, morte dans l'assaut du Raid à Saint-Denis de novembre, au Parisien.
Les juges d'instruction en charge de l'enquête sur les attaques jihadistes ont délivré jeudi le permis d'inhumer d'Hasna Aït Boulahcen. Mercredi, sa famille avait réclamé son corps, conservé à l’Institut médico-légal de Paris depuis deux mois. "Hasna est en train de se momifier", avait déclaré Me Fabien Ndoumou, devant le palais de justice de Paris.
Morte par "asphyxie" sous les gravats
Lors de l'assaut lancé par le Raid le 18 novembre contre un appartement de Saint-Denis, au nord de Paris, la jeune femme se trouvait avec son cousin, Abdelhamid Abaaoud, et un kamikaze, Chakib Akrouh, lequel a actionné une ceinture explosive. Selon le rapport d'autopsie, Hasna Aït Boulahcen est morte par "asphyxie mécanique par compression thoracique", ensevelie sous les gravats après la déflagration.
C'est elle qui, deux jours plus tôt, avait loué ce logement - "conspiratif", selon la justice - où se terraient des auteurs des attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts et plus de 300 blessés. Sa famille a indiqué la semaine dernière qu'elle avait déposé plainte contre X "pour actes de terrorisme". Selon leur avocat, Hasna Aït Boulahcen, a agi alors qu'elle était sous la coupe de son cousin, et doit donc être considérée comme "une victime du terrorisme".











