Qui est "Sanglier", le tagueur présumé de l'Arc de Triomphe incarcéré ce jeudi?

Des agents d'entretien nettoient les graffitis sur l'Arc de Triomphe, le dimanche 2 décembre. - Geoffroy Van Der Hasselt - AFP
Sébastien F., 40 ans, a été incarcéré ce jeudi sur décision de la cour d'appel après avoir été mis en examen pour le saccage de l'Arc de Triomphe le 1er décembre à Paris. Il est soupçonné d'être l'un des tagueurs du monument.
En marge de la troisième journée de mobilisation des gilets jaunes, l'Arc de Triomphe avait été la cible de tags dont l'un, "Sanglier", a permis aux enquêteurs de retrouver le quadragénaire. Comme le rapporte Le Parisien, quelques jours après les faits, la police judiciaire avait obtenu un renseignement anonyme indiquant que le graffiti "Augmenter le RSA" était l"oeuvre d'un certain Sébastien F., de son surnom "Sanglier".
Des objets du IIIe Reich et des armes retrouvés
D'après les premiers éléments, le tagueur présumé qui est chômeur et habite chez ses parents, appartient à la mouvance de l'ultra-droite. Lors de la perquisition effectuée à son domicile dans le Doubs, les enquêteurs ont notamment retrouvé des objets en référence au IIIe Reich nazi comme une photo d'Hitler, des drapeaux et une carte d'adhésion au groupuscule d'ultra-droite Troisième voie, rapportent nos confrères.
De nombreuses armes ont également été saisies. Sous le lit du tagueur, les forces de l'ordre ont découvert un arsenal: fusil 22 long rifle semi-automatique, fusil à pompe, pistolet automatique d'alarme, machette militaire, baïonnette suisse ou encore poignards.
Surnommé "Sanglier"
Lors de sa garde à vue, le suspect a reconnu s'être rendu à Paris le 1er décembre, mais a nié être l'auteur de ce tag, rapporte le quotidien.
"Je ne pense pas être le seul à être surnommé 'Sanglier' dans ma région" a-t-il également déclaré concernant un quelconque lien avec les dégradations.
Il a en outre affirmé avoir protégé la tombe du Soldat inconnu alors que des échauffourées éclataient place de l'Etoile et que certains gilets jaunes entonnaient la Marseillaise au milieu de nuages de gaz lacrymogènes.
Ce militant de l'ultra-droite, initialement placé sous contrôle judiciaire, fait partie des quatorze individus mis en examen dans l'enquête sur les dégradations de l'Arc de Triomphe. Ils sont désormais trois à être incarcérés.
L'enquête confiée à un juge d'instruction porte sur des faits d'"intrusion non-autorisée dans un lieu historique", "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations", "recel", "vols aggravés" et "dégradations d'un bien classé commises en réunion".












