Procès rouvert pour Bissonnet, qui aurait fait tuer sa femme

Le procès de l'homme d'affaires Jean-Michel Bissonnet, accusé d'avoir fait assassiner sa femme en 2008 près de Montpellier, s'est rouvert lundi devant les assises de l'Hérault. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé - -
TOULOUSE (Reuters) - Le procès de l'homme d'affaires Jean-Michel Bissonnet, accusé d'avoir fait assassiner sa femme en 2008 près de Montpellier, s'est rouvert lundi devant les assises de l'Hérault.
L'accusation soutient que Jean-Michel Bissonnet a payé son jardinier pour tuer sa femme avant qu'un vicomte ne l'aide à faire disparaître l'arme du crime.
L'affaire avait connu un rebondissement lors d'une première ouverture de l'audience en octobre.
La cour avait alors renvoyé l'audience car il était apparu que Jean-Michel Bissonnet avait tenté en détention de suborner un témoin afin de faire croire qu'il était étranger à l'affaire et que c'était le vicomte Amaury d'Harcourt, son complice présumé, le vrai responsable.
Jean-Michel Bissonnet a reconnu cette tentative de subornation tout en maintenant qu'il était innocent. Il y a perdu le concours de ses premiers avocats.
A la reprise du procès, lundi à Montpellier, trois nouveaux défenseurs se sont présentés pour ce second round judiciaire, l'ancien président de la Ligue des droits de l'homme Henri Leclerc, Nathalie Sényk et Frédéric Vérine.
Le procès doit durer quatre semaines.
Jean-Michel Bissonnet, 63 ans, est soupçonné d'avoir fait assassiner sa femme, Bernadette, une pharmacienne, par son ancien jardinier, Meziane Belkacem. Ce dernier dit avoir utilisé un fusil et avoir perçu 30.000 euros.
Meziane Belkacem reconnaît les faits, ainsi qu'Amaury d'Harcourt, qui comparaît libre. Ils accusent tous deux Jean-Michel Bissonnet, dont le mobile éventuel est obscur.
Il est soutenu par ses deux fils et son beau-père, qui croient en son innocence et étaient de nouveau présents à l'audience lundi.
Nicolas Fichot, édité par Yves Clarisse












