Privations de nourriture, violences... Deux crèches forcées de fermer leurs portes près de Reims

Un enfant joue avec des outils pédagogiques dans une crèche. Octobre 2018. (Photo d'illustration) - THOMAS SAMSON / AFP
Les deux crèches "Petits Pas" de Villers-aux-Nœuds font face à de graves accusations. Les établissements, situés au sud de Reims, ont fait l'objet d'une enquête réclamée par les autorités locales. La raison de celle-ci? Plusieurs "dysfonctionnements" signalés au cœur de la structure et ayant des conséquences sur les enfants.
Pourtant, rapportent nos confrères du journal L'Union, le président du conseil départemental Jean-Marc Roze a annoncé ce mercredi 16 octobre la fermeture administrative pour trois mois (jusqu'au 16 janvier) des deux crèches.
Cette nouvelle affaire, impliquant des lieux fréquentés quasiment quotidiennement par des enfants en bas-âge, n'est pas sans faire écho à la récente polémique née de l'enquête "Les Ogres" de Victor Castanet et s'intéressant aux dérives au sein de certaines crèches françaises.
Des "actes de maltraitance physique, psychologique et (de) négligences"
Pour l'instant, ce sont sept "témoignages authentiques et concordants" qui ont été recensés par la Protection maternelle et infantile (PMI), détaille L'Union. Des témoignages faisant état d'"actes de maltraitance physique, psychologique et (de) négligences" ; des faits particulièrement graves, donc, et qui semblent avoir justifié la fermeture forcée des deux crèches.
Aussi, toujours selon le journal L'Union, l'enquête dresserait une liste d'informations "préoccupantes".
Parmi elles: de la "violence verbale telle que des hurlements", des "tentatives de secouement avec risque de syndrome du bébé secoué", des "humiliations", de la "privation de nourriture" ou encore l'"introduction d'aliments de force jusqu'à vomissement".
Ce mercredi 16 octobre, les faits ont été signalés au procureur de la République. Sollicité par L'Union, le magistrat a précisé que le dossier était étudié et qu'"une enquête sera peut-être ouverte pour d’éventuelles violences sur mineurs de 15 ans."













