Policiers brûlés à Viry: "Il ne faut pas que ça reste impuni", réclame l'un des agents blessés

Quatre policiers avaient été attaqués par une quinzaine d'individus. - AFP
D'une rare violence, l'attaque de quatre policiers à Viry-Châtillon, en Essonne, avait déclenché un mouvement de colère des policiers pendant plusieurs semaines. Après quatre mois d'enquête confiée à la sûreté départementale, onze personnes, âgées de 17 à 19 ans, ont été interpellées mardi matin en Essonne et en Seine-et-Marne. Une "satisfaction" pour les policiers qui se félicitent de ces arrestations. A commencer par l'une des victimes.
"C’est bien que la justice soit faite", confie à BFMTV l'un des policiers blessés. "C’est un peu l’aboutissement et pour nous, pour tourner la page, c’est aussi de savoir que tout le monde est sorti d’affaire et puis que derrière il y a une réponse judiciaire."
Sanction "à la hauteur"
Le 8 octobre dernier, deux équipages, qui sécurisaient une caméra de vidéosurveillance installée à un carrefour à Viry-Châtillon, avaient été pris pour cible par une quinzaine d'individus cagoulés. Des cocktails Molotov avaient été lancés, notamment à l'intérieur de l'une des voitures. Deux policiers avaient été grièvement blessés, souffrant de graves brûlures au visage et aux mains. Deux autres avaient été atteints plus légèrement.
"Il ne fallait pas que ça reste impuni", poursuit l'une des victimes. "Quand on voit les deux collègues les plus touchés, comment ils ont été impactés physiquement, on ne peut pas laisser ça comme ça."
Sur BFMTV, Me Laurent-Franck Lienard, l'avocat de l'un des policiers blessés, explique que son client souhaite "que ces gens reçoivent une sanction qui doit être à la hauteur du crime qu’ils ont commis". Au quotidien, le policier explique qu'"il y a des petites choses qui rappellent (l'attaque, Ndlr), comme les séquelles sur les mains".
"Maintenant on essaie de reprendre le travail, la carrière, on ne va pas s’empêcher de vivre, de travailler et d’évoluer dans son travail", conclut-il.












