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Non-lieu sur l'assassinat de l'opposant algérien Mécili à Paris en 1987

BFM la rédaction avec AFP
Henri Leclaire.

Henri Leclaire. - AFP

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La justice française a confirmé jeudi le non-lieu dans l'enquête sur l'assassinat, en 1987, de l'opposant algérien en exil Ali Mécili en plein Paris, alors que sa famille soupçonne un crime d'Etat. 

La cour d'appel de Paris a confirmé le non-lieu rendu par une juge d'instruction en novembre 2014 et que la femme et les deux enfants d'Ali Mécili contestaient. Leur avocat, Me Antoine Comte, n'a pas exclu d'autres recours, notamment devant la Cour de cassation. "Il est hors de question qu'on accepte que cette affaire se termine. Ca ne ferait qu'encourager les services étrangers à commettre des assassinats d'opposants sur le territoire français", a-t-il déclaré.

Le 7 avril 1987, Ali Mécili, 47 ans, avait été exécuté de trois balles dans le hall de son immeuble, boulevard Saint-Michel. Devenu avocat au barreau de Paris, Ali Mécili avait un rôle charnière au sein des oppositions algériennes. Porte-parole d'Hocine Aït Ahmed, lui aussi en exil, il avait contribué à un rapprochement avec Ahmed Ben Bella. Ensemble, ils avaient fondé en 1985 à Londres un "Front uni des forces opposées" au président algérien de l'époque Chadli Benjedid.

La famille a toujours soupçonné Alger et ses services d'être derrière ce "crime d'Etat".