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Meurtre de Laetitia : Meilhon condamné à perpétuité avec 22 ans de sûreté

BFM Philippe Gril avec AFP
Croquis de Tony Meilhon à la barre.

Croquis de Tony Meilhon à la barre. - -

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L'avocate générale l'avait requis : Tony Meilhon, jugé devant la cour d'Assises de Nantes pour le meurtre de Laetitia Perrais en 2011, a été condamné ce mercredi à la réclusion à perpétuité avec 22 ans de sûreté.

Tony Meilhon, jugé depuis le 22 mai devant la cour d'Assises de Loire-Atlantique pour le meurtre et le démembrement de Laetitia Perrais en janvier 2011 près de Pornic, a été condamné mercredi à la réclusion à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Une condamnation conforme aux réquisitions de l’avocate générale.
Pour éviter toute récidive, la cour a assortie la peine d'une demande de « rétention de sûreté » si Tony Meilhon était encore jugé dangereux après avoir purgé sa peine. L'avocat de Tony Meilhon, Me Fathi Benbrahim, avait précisément trouvé qu'une demande de rétention de sûreté, en plus de la perpétuité et de la peine de 22 ans de sûreté, ne serait pas « juste ». « C'est une question de justice et d'échelle », a-t-il expliqué, regrettant que son client, qui était jugé pour la première fois pour homicide, soit assimilé à des criminels comme « Francis Heaulme qui a tué plusieurs fois, en récidive et volontairement ». L'avocat a précisé qu'il discuterait dans les prochains jours avec Tony Meilhon de l'éventualité d'un appel du verdict. Il a dix jours pour le faire.

« Merci »

Jessica Perrais, soeur jumelle de la victime, trop touchée par le crime pour avoir pu témoigner à la barre au cours des débats, était présente dans la salle, ainsi que sa mère Sylvie Larcher et son père Franck Perrais. L'accusé, qui avait lui-même réclamé une peine de réclusion à perpétuité, a juste dit: « Merci », avant de quitter la salle. Avant le délibéré, il avait prononcé quelques phrases pour exprimer ses « remords». « Je regrette sincèrement ce qui s'est passé, je suis rongé par le remords », avait-il dit. « Ce que j'ai fait, ça n'aurait jamais dû se produire. A aucun moment je ne lui ai souhaité du mal », a-t-il déclaré au terme d'un procès où il s'est montré tour à tour narquois ou arrogant.