Manifestations: un lycéen mis en examen pour "tentative d'homicide" sur un policier

Un lycéen a été mis en examen à Nantes et placé en détention provisoire pour tentative d'homicide envers un policier frappé à la tête à coups de pieds et de barre de fer lors d'une manifestation le 3 mai, a-t-on appris dimanche auprès du parquet, confirmant une information de France Bleu Loire-Océan et France 3 Pays-de-la-Loire.
Après deux jours de garde à vue, ce lycéen de 18 ans a été présenté à un magistrat du tribunal de grande instance de Nantes qui l'a mis en examen samedi pour tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique, a précisé le parquet à un correspondant de l'AFP. Le garçon, dont le casier judiciaire est vierge, a été placé en détention provisoire.
Le lycéen a été interpellé jeudi alors qu'il participait à une nouvelle manifestation. Lors de son audition, il a reconnu avoir fait chuter le policier mais sans lui porter de coups, selon le parquet. Des analyses scientifiques sont en cours, notamment sur la barre de fer utilisée par les agresseurs, selon la même source.
"Ces individus agissaient en toute impunité"
Lors de la manifestation contre la loi travail le 3 mai à Nantes, un commandant de police qui devançait son escadron s'est retrouvé isolé face à des manifestants. Le fonctionnaire a reçu un premier coup porté par derrière, ce qui l'a fait chuter. Une fois au sol, un groupe de cinq à six jeunes s'est jeté sur la victime, lui arrachant son casque de protection, avant de le frapper à la tête à coups de pieds et de barre de fer.
On avait l'impression que ces individus agissaient en toute impunité", a réagi, sur France Info, Thierry Spitz, représentant du syndicat Alliance Police dans les Pays de la Loire
Conduit à l'hôpital, le commandant de police en était ressorti avec une quinzaine de points de suture à la tête et au visage. Le syndicaliste s'est félicité alors de cette mise en examen qu'il qualifie de "signal extrêmement fort". "C'est un signal qu'on attendait, poursuit Thierry Spitz. Cela fait deux mois que les manifestations ont commencé et que les forces de l'ordre subissent des agressions répétées et multiples."
De son côté l'Unsa Police a également exprimé sa satisfaction après la "prise de conscience de nos institutions". "Pour les casseurs, le message est clair: la fête est finie", écrit le syndicat dans un communiqué.












