Le "tueur de DRH" Gabriel Fortin définitivement condamné à la perpétuité
Gabriel Fortin, surnommé "le tueur de DRH", le 13 juin 2023 lors de son procès devant la cour d'assises de Valence. - Benoit Peyrucq
La condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité de Gabriel Fortin, surnommé le "tueur de DRH", pour trois assassinats et une tentative est devenue définitive ce mercredi 9 avril après l'échec de son pourvoi en cassation.
Celui-ci a été déclaré "non-admis", comme l'avait préconisé l'avocate générale lors de l'audience le 12 mars, selon la décision de la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire, consultée par l'AFP.
Condamné en appel en 2024
L'ancien ingénieur a été condamné, en première instance en juin 2023 comme en appel le 29 mai 2024, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Dans les deux cas, les jurés ont retenu que des troubles psychiques avaient altéré son discernement, sans pour autant appliquer de diminution de peine.
Gabriel Fortin avait été jugé pour une équipée sanglante en janvier 2021 au cours de laquelle il avait abattu de sang froid trois personnes. En l'espace de trois jours, Gabriel Fortin a parcouru près de 1.800 kilomètres entre le Haut-Rhin et Valence (Drôme) où il est arrêté le 28 janvier 2021 après avoir abattu une conseillère du Pôle emploi de la ville, Patricia Pasquion, 54 ans.
Il avait ensuite traversé le Rhône pour se rendre dans une entreprise voisine, à Guilherand-Granges, en Ardèche, pour tuer Géraldine Caclin, 51 ans, directrice des ressources humaines.
L'enquête avait rapidement fait un lien avec deux autres faits commis deux jours plus tôt: l'assassinat d'Estelle Luce, DRH également, qui a été tuée par balle sur le parking de son entreprise. Bertrand M., également dans les ressources humaines, avait échappé quant à lui de peu à une agression armée à son domicile.
Trois de ces victimes avaient été associées à ses licenciements dans le passé et une quatrième travaillait dans une agence Pôle emploi de Valence qu'il avait fréquentée. Son passage à l'acte avait été précédé d'une minutieuse préparation et l'enquête avait montré qu'il avait potentiellement dans le viseur plusieurs autres personnes contre lesquelles il avait accumulé des griefs.













