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Le procès de Jacques Cassandri, cerveau présumé du "casse du siècle" s'ouvre à Marseille

BFM L.A., avec Marion Laouamen, Antoine Sarrailh et AFP
Un policier retire une bouteille à oxygène des égouts de Nice le 20 juillet 1976. Suite au cambriolage de la Société Générale de Nice effectué par les égouts de la ville, les policiers ont récupéré tout l'arsenal utilisé pour le "casse du siècle" par le gang des égoutiers.

Un policier retire une bouteille à oxygène des égouts de Nice le 20 juillet 1976. Suite au cambriolage de la Société Générale de Nice effectué par les égouts de la ville, les policiers ont récupéré tout l'arsenal utilisé pour le "casse du siècle" par le gang des égoutiers. - AFP

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Jacques Cassandri est jugé ce lundi à Marseille pour blanchiment d'argent en bande organisée, recel, abus de biens sociaux et association de malfaiteurs, 41 ans après le "casse du siècle" à Nice. Le butin, estimé à 46 millions de francs, n'a jamais été retrouvé.

Les faits se sont déroulés il y a plus de 41 ans. Les 16 et 17 juillet 1976, des cambriolent pillent plus de 300 coffres de la Société générale de Nice (Alpes-Maritimes), dérobant argent liquide, bijoux, lingots d'or… Le butin, estimé à 46 millions de francs, ne sera jamais retrouvé.

"Ni coup de feu, ni violence, ni haine", fanfaronnent sur un billet laissé sur place les auteurs de ce "casse du siècle", qui fuient par le tunnel qu'ils ont creusé depuis les égouts de la ville.

A ce jour, un seul membre du commando, Jean Megozzi, a été condamné pour ce cambriolage. Longtemps considéré comme le "cerveau" du casse, Albert Spaggiari, arrêté à Nice en octobre 1976, s'évade l'année suivante en sautant de la fenêtre du bureau du juge d'instruction. Condamné à perpétuité par contumace, il est mort sans jamais être repris.

En 2010, dans un livre témoignage intitulé La vérité sur le casse de Nice, la figure du grand banditisme Jacques Cassandri affirme sous pseudonyme être le réel cerveau de cette opération présentée comme "le casse du siècle". Il pense ne plus pouvoir être inquiété par la justice, les faits sont prescrits.

Le casse prescrit, le blanchiment d'argent non

Seulement, le blanchiment de l'argent récolté ne l'est pas, lui. "L'affaire du casse de la banque de Nice va faire qu'il va devenir rapidement quelqu'un de fortuné. Donc aujourd'hui la justice lui demande: 'Mais monsieur, comment avez-vous constitué votre patrimoine?'", explique à BFMTV Jean-Michel Verne, journaliste et écrivain spécialiste du grand banditisme.

A 74 ans, Jacques Cassandri comparaît donc ce lundi à Marseille pour blanchiment d'argent en bande organisée, recel, abus de biens sociaux et association de malfaiteurs.

"Ce livre est un roman, et en outre, quand bien même se met-il en scène dans cet ouvrage, rien ne permet de dire qu'il est véritablement un des auteurs et des auteurs principaux de ce casse" le défend Frédéric Monneret, son avocat.

Le cerveau présumé du casse, qui doit comparaître aux côtés de plusieurs proches, devra également s'expliquer sur une série d'infractions financières en lien avec la gestion peu rigoureuse des sociétés familiales. Mais aussi sur une escroquerie autour de la construction d'un terrain en Corse, ou encore une fraude à la Sécurité sociale, d'un montant de 62.000 euros.