"Je veux que la justice soit rendue": Jean Imbert visé par une plainte d'une ex-compagne pour violences conjugales

Les témoignages se multiplient. Après la prise de parole d'Alexandra Rosenfeld, Lila Salet, ancienne actrice et ex-compagne de Jean Imbert, a déposé plainte pour violences conjugales contre le célèbre cuisinier et ancien vainqueur de Top Chef, a appris l'AFP ce lundi 25 août auprès de la plaignante.
La jeune femme de 33 ans a déposé plainte ce samedi 23 août dans un commissariat de Versailles pour des faits qui se sont déroulés selon elle entre 2012 et 2013, au moment de sa liaison avec le chef, comme relaté par le magazine Elle.
Lila Salet, notamment vue dans le film Amour & turbulences avec Nicolas Bedos et Ludivine Sagnier, s'était déjà confiée dans ce magazine en avril, aux côtés de trois autres anciennes compagnes accusant de violences physiques et psychologiques le chef de la célèbre adresse parisienne Plaza Athénée.
"Je veux que la vérité soit entendue"
Dans sa plainte, que l'AFP a pu consulter, Lila Salet, aujourd'hui à la tête d'une agence immobilière, fait notamment état de gifles récurrentes et d'une séquestration dans un hôtel.
Début 2013, Lila Salet avait déposé plainte, avant de la retirer. Il y a quelques jours, Alexandra Rosenfeld, ancienne Miss France (2006), a révélé sur Instagram être une des ex-compagnes de Jean Imbert témoignant dans Elle contre lui sous un pseudonyme.
Elle y accusait notamment l'ancien gagnant de Top Chef de lui avoir fracturé le nez, avec une radiographie à l'appui. C'est ce témoignage qui a déclenché la plainte de samedi de Lila Salet.
"Avec moi, il avait été violent", a-t-elle confié à l'AFP. "J'avais des doutes qu'il l'ait été avec Alexandra Rosenfeld, mais je suis tombée des nues de savoir qu'elle s'était fait péter le nez".
"Donc, évidemment, ça a ravivé une espèce de colère, surtout que moi, j'avais déposé plainte en 2013 et que malheureusement, prise de compassion à l'époque, je l'avais retirée", relate encore l'ancienne comédienne. "Je veux que la justice soit rendue et que la vérité soit entendue".
"Des récits biaisés et tronqués"
Jean Imbert, 44 ans, a nié dans Elle avoir exercé la moindre violence physique ou psychologique envers ses ex-compagnes.
Dans un communiqué, transmis à BFMTV ce lundi 25 août, les avocates du chef, Jacqueline Laffont et Julie Benedetti, ont également réagi, dénonçant "des récits biaisés et tronqués, récits contredits par de nombreux éléments objectifs et par des témoignages qui continuent de parvenir à notre client".
Concernant la plainte déposée par Lila Salet, les avocates de Jean Imbert assurent disposer pour défendre leur client de nombreux "éléments matériels" - correspondances, posts et témoignages.
"Lila Salet évoquerait des faits de prétendue 'séquestration' à Florence lors d’un week-end en 2013. Or, les éléments dont nous disposons permettent d’établir que, durant ce week-end, cette dernière a publié toutes les trois heures sur les réseaux sociaux des photos de musées, de restaurants, de commerces, et autres images de ses promenades en ville, qualifiant ce séjour avec Jean Imbert de 'Dolce Vita'", peut-on lire dans le communiqué.
"La chronologie comme le contenu des propres écrits de Lila Salet pendant ce week-end contredisent objectivement le récit proposé douze ans et demi plus tard par la plaignante" poursuivent les avocates.
"Jean Imbert a assumé sa part de responsabilités"
Quant au témoignage d'Alexandra Rosenfeld, Jacqueline Laffont et Julie Benedetti assurent que la relation entre l'ex-Miss France et Jean Imbert aurait été violente des deux côtés.
"Si Jean Imbert a assumé sa part de responsabilités et exprimé de profonds regrets au regard de cette relation, des témoignages et de nombreux messages qu’Alexandra Rosenfeld a adressés au cours de cette période à Jean Imbert font état des violences physiques qu’elle-même exerçait à son encontre", affirment les avocates du chef.
Et de conclure: "Ces messages révèlent aussi la violence verbale, les insultes répétées et le dénigrement dont il était l’objet - sans jamais y répondre avec la moindre agressivité".
Les communicants du chef, s'adressant à Elle, ont replacé ce coup de tête sur Alexandra Rosenfeld dans "un moment de violence subi par Jean Imbert alors qu'il était empoigné par" sa compagne et "s'en est dégagé". Le cuisinier médiatique disait par ce même canal regretter "profondément les conséquences pour" l'ancienne Miss France, décrivant une relation "insoutenable, marquée par les insultes et les crises".












