"Je demande son indulgence": le septuagénaire qui a jeté un œuf sur Jordan Bardella présente ses "excuses" et explique son geste

Des regrets et un appel à "l'indulgence". Jean-Paul, 74 ans, s'exprime au micro de BFMTV dans une interview diffusée ce jeudi 4 décembre, cinq jours après avoir écrasé un oeuf sur la tête du président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella, lors d'une séance de dédicaces à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne.
"J'aurais pu lui faire mal... (...) Je demande son indulgence. Il a toutes mes excuses", assure le septuagénaire à notre micro.
S'il assure aujourd'hui regretter son geste, il le justifie néanmoins par le contexte politique tendu en France. "Il y a une vague réactionnaire qui arrive et les gens ne s'en rendent pas compte. Je pense qu'il faut qu'il y en ait qui réagissent", s'est défendu Jean-Paul.
Placé sous contrôle judiciaire
L'agriculteur de 74 ans a été interpellé et placé en garde à vue samedi pour "violence sur personne dépositaire de l'autorité publique sans incapacité".
Dans l'attente de son procès, il a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'entrer en contact avec le président du Rassemblement national et de se rendre dans les lieux accueillant des réunions publiques du parti.
Suite à une demande de l'avocate du prévenu, Me Rachel Lheureux, le procès de Jean-Paul a été reporté au 9 janvier 2026. "Pour permettre d'abord que les choses s'apaisent parce qu'on ne juge jamais bien quand c'est dans l'urgence et au milieu d'une surmédiatisation, on perd complètement de vue le fond", explique Me Rachel Lheureux à BFMTV.
Condamné en 2022
Jean-Paul est déjà connu des services de police pour des faits similaires remontant à 2022. Le septuagénaire avait alors été condamné à une amende de 500 euros avec sursis pour avoir lancé un œuf sur Éric Zemmour pendant la campagne présidentielle. Il avait également jeté des œufs sur un des bus de campagne de Marine Le Pen le 5 avril 2022, lors de son passage dans le Tarn-et-Garonne, sans que l'incident ne donne lieu à des poursuites.
Si le Tarn-et-Garonnais réfute être un militant d'extrême gauche, il revendique néanmoins un acte politique.
Pour l'agression de Jordan Bardella, Jean-Paul est en état de récidive légale et encourt donc jusqu'à six ans de prison pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique".













