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Harcèlement dans l'armée: la condamnation du capitaine Delepoulle confirmée

BFM A.M avec AFP
Eric Delepoulle, ici le 18 novembre 2013, a vu la cour d'appel confirmer le jugement en première instance à son égard, c'est-à-dire un an de prison avec sursis, et une amende de 10.000 euros pour harcèlement moral.

Eric Delepoulle, ici le 18 novembre 2013, a vu la cour d'appel confirmer le jugement en première instance à son égard, c'est-à-dire un an de prison avec sursis, et une amende de 10.000 euros pour harcèlement moral. - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

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La cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé ce lundi la condamnation en première instance du capitaine de vaisseau Eric Delepoulle, membre de l'état-major des armées, à un an de prison avec sursis et à une amende de 10.000 euros pour harcèlement moral.

Eric Delepoulle, ancien commandant de la frégate furtive La Fayette, avait été jugé pour harcèlement moral en janvier 2014 par le tribunal correctionnel de Marseille à la suite du suicide de son maître d'hôtel, le second-maître Sébastien Wanké, 32 ans, retrouvé pendu le 15 juin 2010 dans un local à l'avant du bateau au retour d'une mission de trois mois contre la piraterie dans l'océan Indien. Ce lundi, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a donc confirmé la condamnation en première instance du capitaine Eric Delepoulle, qui écope d’un an de prison avec sursis, assorti d’une amende de 10.000 euros.

Un "homme rigide et froid"

Au total, ce sont 70 témoins qui avaient évoqué l'ambiance exécrable que faisait régner Eric Delepoulle à bord, décrit comme un "pacha", note la cour d'appel dans son arrêt, qui "n'a pas su acquérir la confiance de ses subordonnés", "un homme rigide et froid exerçant son autorité avec une rigueur dépourvue de compréhension". La cour note que l'équipage avait refusé de "passer la ligne", une manifestation classiquement organisée lors du passage de l'équateur, et de participer au repas des familles lors du retour à Toulon.