Guyane : deux militaires tués par des orpailleurs clandestins
Les deux militaires, dont la mort a été confirmée de source préfectorale, faisaient partie du 9e RIMa, qui participe aux opérations "Harpie" contre les orpailleurs. L'un des deux "marsouins" est un caporal-chef de 32 ans, père d'un enfant, l'autre un adjudant de 29 ans. Le pronostic vital des deux gendarmes grièvement blessés n'est pas engagé, a assuré le colonel Didier Laumont, commandant de gendarmerie de la région. Jeudi matin on précisait à Paris qu'un des gendarmes avait été touché à l'abdomen et le second au bras et à la jambe. Ils appartiennent au Peloton de sécurité et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) de Cayenne.
Orpaillage clandestin
Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian ont exprimé leur "très vive émotion". Les membres du gouvernement ont salué "l’engagement" des militaires décédés dans cette opération contre l’orpaillage clandestin.
Le dispositif "Harpie", mis en place en 2008, fait suite à l'opération "Anaconda". Il tente d'éradiquer l'orpaillage clandestin, associant parquet, gendarmerie, armée, police aux frontières, douanes et l'Office national des Forêts. En 2010, près de 600 opérations ont permis l'interpellation de 1.500 étrangers en situation irrégulière. Le renchérissement constant du prix de l'or (50 euros le gramme actuellement contre 40 euros fin 2011) continue à attirer les "garimpeiros" brésiliens en Guyane.












