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Gilets jaunes: Jérôme Rodrigues a été auditionné par l'IGPN pendant deux heures

BFM Mélanie Rostagnat avec AFP
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Au lendemain de la 11e journée de mobilisation des gilets jaunes, au cours de laquelle il a été blessé à l'oeil par les forces de l'ordre, Jérôme Rodrigues a été entendu par la police des polices qui cherche à connaître les circonstances précises de cet incident.

Jérôme Rodrigues, une des figures du mouvement des gilets jaunes blessé gravement à l'oeil samedi lors d'une manifestation à Paris, a été auditionné ce dimanche par l'Inspection générale de la Police nationale. Lors d'une conférence de presse organisée à l'hôpital Cochin où il est hospitalisé, il a en effet expliqué s'être entretenu avec "la police des polices" pendant près de deux heures.

"L'IGPN m'a confirmé que sur les vidéos qui ont été vues il y a bien le 'boom' de la grenade et le 'poc', qui suit derrière, du tir de lanceur de balles de défense", a-t-il indiqué.

Jérôme Rodrigues est revenu sur le déroulé des faits. "Sur la place, je vois un escadron qui se met à charger", a-t-il expliqué ce dimanche. "J'ai subi deux attaques: une grenade en bas des pieds qui m'étourdit et, 3 secondes après, l'impact de la LBD 40 qui m'arrive à l'oeil". "Je tiens à préciser qu'une grenade, ça déchiquette. Je n'ai pas l'oeil en lambeaux, j'ai un impact de balle sur l'oeil", a-t-il ajouté.

Son avocat, Philippe de Veulle, avait déjà affirmé dimanche matin que son client avait été blessé par un tir de lanceur de balles de défense. Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, a toutefois déclaré à LCI qu'il n'y avait "aucun élément" permettant d'affirmer que Jérôme Rodrigues avait été touché par un tir de LBD.

"Je ne lâcherai pas"

Jérôme Rodrigues va devoir rester 5 jours à l'hôpital pour éviter une infection à l'oeil. "Il faut attendre que l'hématome se résorbe pour déterminer si ma vision est toujours opérationnelle ou pas", a-t-il indiqué.

Il a aussi précisé s'être mis d'accord avec Eric Drouet, autre figure du mouvement, pour lancer "un appel au calme" mais "renforcer les actions, sans violence". "Je ne lâcherai pas, je serai à des manifs dès que mon état me le permettra", a-t-il assuré.