Faux taxi: procès en appel de Bruno Cholet pour le meurtre d'une Suédoise

Le délinquant multirécidiviste Bruno Cholet, faux taxi condamné en 2012 pour le meurtre d'une jeune Suédoise à Paris. - -
"Je suis innocent, je n’ai jamais croisé votre fille et je ne l’ai pas tuée, je veux que vous repartiez avec cette certitude". Tels sont les mots qu'avait adressés Bruno Cholet lors du premier procès en 2012, aux parents de Susanna Zetterberg. Ses dénégations n'y ont rien fait. En septembre 2012, le faux chauffeur de taxi a été condamné à perpétuité pour le meurtre de la jeune Suédoise, perpétré quatre ans plus tôt à Paris.
A partir de mardi, Bruno Cholet est rejugé par la cour d'assises d'appel de Seine-et-Marne. Le délinquant multirécidiviste a fait appel de sa condamnation à la peine maximale, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, prononcée en septembre 2012 par la cour d'assises de Paris.
Un soi-disant complot des policiers
En dépit des preuves matérielles accumulées contre lui, Bruno Cholet avait accusé un complot des policiers contre lui, au motif qu'il aurait refusé d'être leur indicateur. Âgé de 57 ans, il a déjà été condamné, notamment pour des violences et trois viols, et a été reconnu coupable en première instance de l'enlèvement, la séquestration et le meurtre en avril 2008 de Susanna Zetterberg, une jeune femme de 19 ans.
Le corps de la victime avait été retrouvé en bordure de la forêt de Chantilly, dans l'Oise, avec quatre balles dans la tête, une plaie à l'arme blanche et les mains entravées dans le dos par des menottes. L'état de son corps, en partie carbonisé, n'avait pas permis d'établir si Susanna avait subi des violences sexuelles.
Prise en charge par un taxi clandestin à la sortie d'une boîte de nuit
Après une soirée dans une boîte de nuit parisienne, la jeune étudiante installée à Paris pour y apprendre le français était rentrée seule et avait été prise en charge par un taxi clandestin. A une amie, elle avait envoyé un message pour dire que son chauffeur était "bizarre".
Bruno Cholet, qui a toujours nié les faits, avait été interpellé six jours après la découverte du corps, confondu par des témoignages et grâce au fichier des personnes condamnées pour exercice illégal de l'activité de taxi.
Dans son véhicule, les enquêteurs avaient retrouvé un sac plastique sur lequel était inscrit au feutre "Susana 377", contenant un pistolet de calibre 22, des cartouches, des gants en latex et des menottes.
Des traces d'ADN correspondant à celui de la victime et à celle de l'accusé ont été découvertes sur l'arme.












