"Des méthodes d'un autre temps": une enseignante mise en examen pour des violences sur ses élèves

Un élève lors de la rentrée des classes dans une école primaire de Bordeaux (Gironde), le 1er septembre 2016. - MEHDI FEDOUACH / AFP
La justice parle de "méthodes d'un autre temps". Une enseignante d'une école élémentaire du Coteau, près de Roanne dans la Loire, a été mise en examen pour violence sur mineurs de moins de 15 ans par personne ayant autorité ce jeudi, a indiqué le procureur de la République de Roanne Abdelkrim Grini à BFMTV, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.
Une enquête a été ouverte après une plainte déposée il y a 18 mois contre cette enseignante par des parents d'un élève, qui avait rapporté des faits de violences.
Des violences verbales et physiques
Les investigations ont "fait apparaître d'autres victimes, des enfants de sept à huit ans", selon le procureur de la République de Roanne, mentionnant "sept enfants entendus par les enquêteurs".
"Elle appliquait des méthodes d'enseignement d'un autre temps, qui n'ont plus court dans notre pays", explique Abdelkrim Grini.
"Cette dame dénigrait ses élèves, leur parlait très mal et exerçait parfois des violences physiques en leur donnant des coups de règle sur les doigts, des petites tapes sur la tête ou en leur tirant les oreilles", ajoute-t-il. Depuis la plainte, l'enseignante, qui exerce depuis une trentaine d'années, s'était mise en arrêt maladie et n'était plus en contact avec les enfants.
"C'est pour cela que la mise en examen intervient seulement 18 mois après, il n'y avait pas d'urgence", précise le procureur.
Ses anciennes écoles scrutées
Placée en garde à vue ce mardi, l'enseignante a été déférée jeudi devant le parquet de Roanne, avant d'être mise en examen. Elle a été placée sous contrôle judiciaire
Cette femme de 57 ans n'a plus le droit d'exercer une fonction ou une profession en lien avec des mineurs et interdiction d'entrer en contact avec les enfants de l'école primaire du Coteau, ainsi qu'avec leurs parents.
Les enquêteurs cherchent maintenant à vérifier si "dans les établissements précédents, dans lesquels elle a exercé, des élèves n'auraient pas été victimes des mêmes faits", ajoute le procureur de la République de Roanne. L'enseignante risque cinq ans de prison.












