Crise sociale en Martinique: le couvre-feu prolongé par la préfecture jusqu'au lundi 21 octobre
Cette photographie montre la ligne d'horizon de Fort-de-France, sur l'île française de la Martinique, dans les Caraïbes, le 25 septembre 2024. - Ed JONES / AFP
Le préfet de Martinique a prolongé le couvre-feu de 21 heures à 5 heures à compter de ce lundi 14 octobre et ce jusqu'au lundi 21 octobre sur tout le territoire insulaire après les violences urbaines de ces derniers jours, a annoncé la préfecture dans un communiqué.
Seules "des exceptions à l'interdiction de circuler seront tolérées pour des motifs impérieux de santé et dans le cadre des activités professionnelles", précise le communiqué.
"Aucun incident notable" ce week-end
Le préfet a également prolongé l'interdiction de l'achat, la vente et le transport au détail de carburant et produits explosifs notamment, ainsi que "l'importation, l'achat, la vente, le transport et l'utilisation d'artifices" et autres articles pyrotechniques.Un couvre-feu nocturne sur toute l'île avait été instauré le 10 octobre.
L'île antillaise de près de 350.000 habitants est en proie depuis début septembre à une mobilisation sociale qui a dégénéré en violences urbaines contre le prix des produits alimentaires, 40% plus chers que dans l'Hexagone.
"Aucun incident notable" n'a cependant été relevé par la police et la gendarmerie au cours des dernières 48 heures, avait indiqué la préfecture plus tôt dans la journée.
"Les opérations de levée des barrages et de nettoyage des voies se poursuivent à un bon rythme" et "l'approvisionnement en carburant dans les stations-service s'effectue désormais dans des conditions normales", avait ajouté la même source.
Une réunion de négociation annulée ce mardi
L'académie de Martinique a par ailleurs annoncé lundi dans un communiqué le "retour progressif des enseignements en présentiel" dans tous les établissements du primaire et du secondaire à compter de mardi "si le contexte sécuritaire demeure favorable".
Prévue mardi, la septième réunion de négociation entre l'État et les acteurs locaux (militants, grande distributions, élus) pour faire baisser le coût de la vie n'aura finalement pas lieu, faute de "nouvelle proposition concrète et viable", a indiqué lundi soir le président du conseil exécutif de Martinique, Serge Letchimy.
Le collectif militant Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens (RPPRAC) réclame que les distributeurs s'engagent à ne pas dépasser un certain différentiel de prix sur "tout l'alimentaire" alors que le document de travail actuel évoque seulement 54 familles de produits concernées.












