Crise de la PJ: la Conférence nationale des Procureurs de la République se dit "préoccupée"

La balance de la Justice (illustration) - LOIC VENANCE / AFP
Même les procureurs sortent de leur réserve pour prendre position. Ce vendredi, la Conférence nationale des Procureurs de la Républiques (CNPF) évoque dans un communiqué sa "plus grande préoccupation" après le limogeage du directeur de la PJ de la zone sud de la France, Éric Arella.
"La Conférence Nationale des Procureurs de la République a déjà pu exprimer ses inquiétudes quant à la réforme de la Police nationale et, plus particulièrement, à l’avenir de la filière judiciaire", indique le document.
"Après l’annonce du départ du Directeur zonal de la police judiciaire sud, elle ne peut manquer d’exprimer à nouveau sa plus grande préoccupation quant aux contours et aux conséquences de la réforme envisagée", poursuivent les membres du conseil d'administration de la Conférence, présidée par Jean-Baptiste Bladier.
Une réforme très contestée
Le départ d'Éric Arella de la PJ de Marseille ce vendredi fait suite à la visite contestée jeudi de Frédéric Veaux, le Directeur général de la Police nationale (DGPN).
Ce déplacement était prévu pour présenter les contours de la nouvelle réforme de la Police, qui a pour projet de réunir les différentes sections - sécurité publique, renseignement, police aux frontières et PJ - en une seule entité. Les policiers marseillais ont formé une "haie de déshonneur", bras croisés et en silence, en signe de protestation.
D'autres manifestations ont pris place devant différents commissariats de France en soutien aux enquêteurs marseillais. Face à la réaction du DGPN, la Conférence nationale des Procureurs de la République conclut son communiqué en affirmant également craindre que cet épisode ne vienne "compromettre la sérénité des échanges relatifs à une réforme de grande ampleur".












