BFM

Collision mortelle au ski: un an de prison avec sursis pour un jeune majeur

BFM Me.R. avec AFP
Le domaine skiable de la Joue-du-Loup, dans le massif du Dévoluy

Le domaine skiable de la Joue-du-Loup, dans le massif du Dévoluy - Archive BFMTV

Téléchargez la nouvelle application BFM
Le jeune homme, âgé de 16 ans à l'époque des faits, avait percuté un garçon de sept ans, alors qu'il dévalait une piste bleue à près de 60 km/h. L'enfant était mort sur le coup.

Un jeune homme de 19 ans a été condamné mercredi soir à Gap à un an de prison avec sursis pour avoir mortellement percuté un enfant de 7 ans en 2014 sur une piste de ski des Hautes-Alpes équipée d'un radar pédagogique de vitesse.

Le tribunal pour enfants a suivi les réquisitions du parquet lors de l'audience à huis clos le 21 juin. Il a assorti la peine d'une obligation de suivre un stage de citoyenneté.

La justice a estimé que le prévenu, âgé de 16 ans au moment du drame, "n'avait pas adapté sa vitesse en fonction de l'affluence de la piste, du comportement et du niveau des autres skieurs ainsi que de la configuration du relief", a souligné dans un communiqué le procureur de la République à Gap, Raphaël Balland.

Poursuivi pour "homicide involontaire par maladresse, imprudence, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement", il encourait jusqu'à 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende. Une peine divisée par deux par l'excuse de minorité, sauf cas très particulier.

Projeté à trente mètres

Le 6 mars 2014, le petit Filao, 7 ans, avait été tué sur une piste bleue de la station de ski de la Joue-du-loup, dans le massif du Dévoluy dans les Hautes-Alpes, violemment percuté par l'adolescent originaire d'Amiens.

Lors d'une reconstitution, les enquêteurs avaient établi qu'il skiait en ligne droite à près de 60 km/h lorsqu'il a heurté, après une rupture de pente, l'enfant équipé d'un casque. Ce dernier fut projeté à 30 mètres.

Non-lieu pour la station de ski

Depuis, les parents du garçonnet n'ont eu cesse de remettre en cause la responsabilité de la station de ski, coupable, selon eux, d'avoir installé sur la piste, en amont du lieu de la collision, un radar de vitesse pédagogique, plus incitatif que préventif selon eux. L'appareil avait été retiré dès le lendemain de l'accident.

En novembre 2016, la chambre de l'instruction de Grenoble avait cependant confirmé le non-lieu prononcé à l'égard de la station de la Joue-du-Loup en rejetant un appel des parents.