Cambriolages de la jet set et de célébrités: un vaste réseau albanais démantelé

Bijoux, montres de grande valeur, maroquinerie de luxe... Le montant total de leurs méfaits s'élève à plus d'un million d'euros, volé lors de cambriolages. Six membres présumés d'un réseau criminel albanais, dont son chef, ont été mis en examen pour une cinquantaine de cambriolages de résidences de luxe et de personnalités publiques en France et en Belgique, a indiqué ce dimanche 9 mars la gendarmerie nationale.
Les interpellations ont eu lieu en deux vagues: deux membres présumés du réseau, intitulé "Nikla", ont été arrêtés le 20 janvier au Luxembourg, "dans le cadre de mandats d'arrêt européens délivrés par le tribunal judiciaire de Reims", selon un communiqué de la gendarmerie.
Cinq autres personnes ont été placées en garde à vue mardi dans l'agglomération rémoise, dont quatre ont été mises en examen vendredi, précise le document.
Personnalités publiques et chefs d'entreprise
Les malfaiteurs ciblaient des célébrités ou des chefs d'entreprise en région parisienne ou dans les environs de Reims. Parmi leurs victimes, des chanteurs, joueurs de football ou pilotes de F1. Les biens dérobés étaient revendus principalement en Albanie.
Le principal suspect, Edison Pula, âgé d'une trentaine d'années et qui serait à la tête du gang, était recherché depuis janvier dernier par Interpol.
Il est "connu aussi pour de multiples évasions, dont la dernière remonte à juin 2022", souligne le général Marc de Tarlé, commandant de l'Office central de lutte contre la délinquance.
Il a été identifié grace à son ADN présent sur plus de 30 cambriolages comis entre juin 2022 et septembre 2024. Également suspecté d'une tentative d'homicide en Albanie, il a été interpellé le 20 janvier dernier.
Les malfaiteurs se renseignaient sur les réseaux sociaux pour trouver l'adresse de leurs victimes. Selon les gendarmes, le gang Nikla serait responsable de 49 cambriolages. L'enquête a été menée par l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante, avec la Section de recherches et la brigade de recherches de Reims, ainsi que la brigade de répression du banditisme de la direction de la police judiciaire de Paris.













