Cambriolage au Louvre: le quatrième membre présumé du commando placé en détention provisoire

Le quatrième membre présumé du commando qui a dérobé le 19 octobre dernier des bijoux dans la galerie Apollon du Louvre a été placé en détention provisoire ce mardi 2 décembre, comme requis par les juges d'instruction, a appris BFMTV.
"Son placement en détention provisoire est bien sur contesté donc nous ferons appel de cette décision" a réagi Ménya Arab-Tigrine, l'avocate du suspect, appelant au respect de la présomption d'innocence "y compris dans les dossiers médiatiques".
"Au moment ou on interpelle un homme, il existe des soupçons et rien de plus. C'est tout le rôle d'une instruction pénale d'établir des pièces, des charges, des preuves, qui seront ensuite discutées dans le cadre d'un procès si nous en arrivons là", a-t-elle ajouté.
Déjà condamné à six reprises
Cet homme de 38 ans avait été arrêté mardi dernier à Laval, en Mayenne. Il avait été mis en examen pour infractions de "vol en bande organisée" et "d'association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime". Des chefs d'inculpation pour lesquels il encourt 15 ans et 10 ans de réclusion. Il a été incarcéré à l'isolement au Centre pénitentiaire de Fresnes.
Le suspect a déjà été condamné à six reprises et était connu de la justice notamment pour proxénétisme, conduite sans permis et recel de vol, ce pour quoi il avait été condamné à deux mois de prison avec sursis en 2010.
Les enquêteurs de la BRB avaient pu remonter jusqu'à lui grâce notamment au travail de police technique et scientifique sur les véhicules mais aussi grâce à l'exploitation de la vidéo surveillance.
Des bijoux toujours introuvables
La procureure de Paris, Laure Beccuau, avait également annoncé la semaine dernière l'interpellation de trois autres personnes, un homme de 39 ans et deux femmes âgées de 31 et 40 ans. Toutes ont vu leur garde à vue levée jeudi.
Avant ces interpellations, les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne et l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) avaient pu arrêter, en deux coups de filet, trois des quatre membres présumés de l'équipe de cambrioleurs.
Malgré les moyens importants mis en oeuvre depuis le début de l'enquête, les bijoux dérobés, huit joyaux du 19e siècle considérés comme trésors nationaux, n'ont toujours pas été retrouvés.













