Calais: le suspect dit avoir été arrosé par Chloé avec un pistolet à eau

L'enquête sur le meurtre de Chloé se poursuit à Calais. - Philippe Huguen - AFP
L'enquête avance à grands pas sur le meurtre et le viol de Chloé, 9 ans, enlevée sous les yeux de sa mère, à Calais. Jeudi, le procureur de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi, a indiqué que le suspect actuellement en garde à vue avait été interpellé à proximité de la scène du crime, quelques heures seulement après le rapt.
L'homme, de nationalité polonaise, âgé de 38 ans, était légèrement ivre lors de son interpellation, avec 0,57mg/L dans le sang. "Il a immédiatement reconnu son implication dans le décès de l'enfant", a expliqué le magistrat.
Il reconnaît le viol et le meurtre
Le procureur a ensuite détaillé les aveux de l'homme en garde à vue. "Il venait d'arriver le matin même dans le but de se rendre chez sa soeur, en Angleterre. L'après-midi, il s'est stationné rue Bossuet pour boire une bière, quand une fillette s'est approchée de lui, et l'a arrosé avec un pistolet à eau. Il s'agissait de Chloé. Il l'a alors empoignée, contraint à monter à l'arrière de son véhicule, avant de stationner à la hauteur du bois".
L'homme a ensuite reconnu avoir violé et tué la fillette. Les premières constatations ont établi des traces de strangulation et de violences sexuelles.
Un lourd passé judiciaire
Le magistrat est également revenu sur le lourd passé judiciaire du suspect. "Il avait été condamné une première fois à quatre ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, pour extorsion avec violences, séquestration et vol aggravé, le 4 novembre 2004", explique le juge.
"Il avait de nouveau été condamné le 30 mars 2010 pour des faits similaires", selon le procureur, qui précise que la peine était cette fois-ci de six ans de prison. Du fait de la détention effectuée en préventive, il a pu ressortir en 2014, mais a été immédiatement remis aux autorités polonaises. Elles réclamaient son extradition dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen datant de 2010, pour des faits anciens de cambriolage commis à Varsovie.
Et s'il a bien été condamné à une interdiction de revenir en France en 2010, cette peine n'a jamais pu être appliquée, car la loi ne permet pas d'interdiction du territoire pour les délits qu'il avait commis.












