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Cahuzac: la presse fustige le mensonge et dénonce la trahison

BFM V. G. avec AFP
Les mensonges de Jérôme Cahuzac sont fustigés par les éditorialistes français.

Les mensonges de Jérôme Cahuzac sont fustigés par les éditorialistes français. - -

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La presse française fustige le mensonge et dénonce la trahison de l'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, qui a reconnu mardi détenir un compte à l'étranger depuis une vingtaine d'années.

Mensonges ! Trahison ! En une de la quasi-totalité de la presse mercredi matin, les mensonges de Jérôme Cahuzac sont fustigés par les éditorialistes français, qui dénoncent également la trahison de l'ancien ministre du Budget.

Jérôme Cahuzac a reconnu mardi détenir un compte à l'étranger depuis une vingtaine d'années, alors qu'il niait jusqu'ici farouchement les informations du site d'information Mediapart, qui a révélé l'affaire.

"Ignominie", "suspicion", "scandale"

"C'est une ignominie. Avec ses dissimulations, ses mensonges, Jérôme Cahuzac a fait bien plus que salir son honneur" estime Eric Decouty dans Libération, pour qui "l'existence de son compte en Suisse est la première des fautes" de l'ancien ministre du Budget, qui a jeté "l'opprobre sur son action, discrédité la parole politique et soulevé des doutes quant à l'autorité du chef de l'Etat".

Pour Paul-Henri du Limbert du Figaro, "à l'heure où la France s'enfonce chaque jour un peu plus dans la crise, rien n'est plus grave que l'atmosphère de suspicion généralisée que provoquera inévitablement l'affaire Cahuzac".

Même son de cloche du côté de l'Humanité. "Le scandale politique est énorme" clame Patrick Apel-Muller, car "l'homme qui tenait entre ses mains le budget de la France, qui pilotait l'administration fiscale et traquait les fraudeurs était lui-même un malfaiteur, auteur depuis plus de vingt ans d'évasions de capitaux et de dissimulation de ressources".

Indulgence?

"Dans la stratégie du mensonge éhonté devant micros et caméras, on ne voit guère que Lance Armstrong pour rivaliser avec Jérôme Cahuzac !", ironise Hervé Favre dans La Voix du Nord.

Dans le Midi Libre, Jean-Michel Servant ose un rapprochement avec l'affaire DSK, jugeant qu'au final, cela concerne "deux mensonges, deux hommes rattrapés par la justice, deux gâchis énormes et une classe politique sonnée, humiliée, trahie".

Indulgent, Hervé Chabaud dans L'Union-L'Ardennais estime de son côté que la confession de l'ex-ministre n'est pas "simplement celle du pauvre pécheur" mais qu'elle permet "à l'homme de se regarder à nouveau et en conscience devant sa glace" et qu'il a gagné "dans cette épreuve" son "combat intérieur".


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