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Bertrand de Broc, le navigateur qui s'est recousu lui-même la langue en pleine mer

BFM Julien Mielcarek , Directeur de la rédaction BFMTV.com
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Rien ne semble l’impressionner pas même lorsqu’en 1992, Bertrand de Broc est contraint de se recoudre la langue après un incident lors du Vendée Globe. Un accroc "rigolo" pour celui qui admet néanmoins y penser encore régulièrement.

Navigateur, un peu aventurier, un peu fou. Ça vous va comme définition?

Il faut être un peu fou pour faire ce qu’on fait.

On peut dire que rien ne vous fait peur. Je fais référence à l’épisode de 1992 où vous allez vous recoudre la langue lors du Vendée Globe... 

C’est vrai que chaque navigateur est connu pour un fait marquant comme vainqueur du Vendée Globe. Moi, c’est vrai que ça a été cet épisode pour mon premier Vendée Globe: je me suis coupé la langue et c’est vrai qu’avec l’aide d’un médecin à terre, Jean-Yves Chauve, on a communiqué et ça a été très rapide, en deux heures…

Vous racontez cela très naturellement, c’est littéralement exceptionnel!

Ca fait quelques années et, sur le coup, j’avais peu d’expérience en chirurgie. On partait avec des mallettes assez rudimentaires mais qui avaient quand même été bien préparées par Jean-Yves Chauve.

Vous vous dites quoi quand ça arrive?

Tout seul sur un bateau de 18 mètres, petit par rapport à l’océan. Là, le médecin envoie des recommandations et j’ai pratiquement suivi sans réfléchir. Je lui ai d’abord décrit la situation, l’ampleur des dégâts. Ça ne faisait pas mal en fait, c’était plus compliqué à faire à l’envers, face à une glace. Mais au bout de trois points, j’ai réussi à en faire deux. C’était rigolo.

Rigolo?

Quelque part oui... Au retour de la course, c’était rigolo de s’être recousu la langue.

Du coup, si c’était à refaire, c’est plutôt pas si grave?

Je trouverais autre chose quand même la prochaine fois! Pourquoi pas de faire un podium, ça me plairait bien.