BFM

Yvelines: un centre pénitentiaire de 700 places ouvrira en 2027 à Magnanville

BFM Alexia Elizabeth et Solenne Bertrand
placeholder video
Le ministre de la Justice a choisi Magnanville pour bâtir une nouvelle maison d'arrêt en 2027. Sur place, les habitants s'opposent au projet.

Une nouvelle prison va sortir de terre en Île-de-France. Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, a annoncé jeudi la création d'un centre pénitentiaire de 700 places à Magnanville, dans les Yvelines. L'objectif de ce nouveau centre est notamment de répondre à la problématique de la surpopulation carcérale dans la région.

"Le centre pénitentiaire de Magnanville contribuera à renforcer le maillage pénitentiaire en Île-de-France et viendra compléter les projets de construction déjà annoncés à Bernes, Crisenoy et Noiseau", indique Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, dans un communiqué de presse.

"C'est simplement scandaleux"

À Magnanville, l'annonce a créé la surprise auprès des habitants. Ce vendredi soir, certains se sont rassemblés devant la mairie de la commune.

"C'est simplement scandaleux, on se fout de nous (...) Je pense qu'habiter dans une ville ou un village où il y a une prison juste à côté, l'immobilier va se prendre une sacré claque. Magnanville était quand même un coin coté, résidentiel. Les gens recherchaient la tranquillité, le calme, la campagne. Et là voilà, quand vous avez une prison à côté, ça fait réfléchir", confie Alain, riverain depuis 35 ans à Magnanville, au micro de BFM Paris.

Le riverain déplore également un manque d'informations de la mairie.

"Je souhaite que nous ayons notre mot à dire"

De son côté, la municipalité a également réagi au projet. Michel Lebouc, maire de Magnanville, annonce que cette décision est "un projet d'État dont la décision n'appartient pas aux élus de proximité". Cependant, il souhaite avoir son "mot à dire" sur le dossier.

"Concernant le projet en lui-même, je n’ai pas pris position. Il y a un vrai débat, avec le syndrome du 'oui mais pas chez nous' : oui ces services publics sont nécessaires, nous avons besoin de prisons, d’hôpitaux, de commissariats, de casernes de pompiers… mais pas sur notre territoire", déclare-t-il, dans un communiqué de presse.

Le maire a rappelé qu'il comprenait "les questionnements des Magnanvillois concernant ce projet de construction" et qu'il restait à leur "écoute".

Une pétition "contre la construction et l'ouverture" du centre pénitentiaire a été lancée ce vendredi midi, par des "Magnanvillois et des Magnanvilloises". Près de 550 signatures ont déjà été récoltées.