Yvelines: la prison de Magnanville sera bien construite pour 2028, les habitants en colère

Quand il ouvre sa fenêtre, Philippe aperçoit des champs et des chemins de promenade. Un paysage qui pourrait prochainement être bouleversé à Magnanville. Ce lundi 26 février, le préfet de région a confirmé, dans une lettre adressée à Valérie Pécresse, que l’État avait retenu un site situé à proximité des habitations, du lycée et du cœur de village pour y construire une prison.
Un site plus éloigné n'a pas été retenu
Un autre site avait été un temps envisagé pour accueillir la structure de 700 places à l’horizon 2028. La zone, située à 600 mètres des premières habitations, n’a pourtant pas été retenue par l’État qui souhaite préserver les parcelles agricoles. Une décision qui suscite la colère des administrés et élus locaux.
"On nous dit qu’il y a une dépense supplémentaire, car il faut amener tous les réseaux, l’électricité, l’eau et puis la voirie", détaille Patrick Magny, président de l’association "Tous mobilisés contre la prison de Magnanville" auprès de BFM Paris Île-de-France.
"Mais il y a une autre chose qu’on oublie dans la dépense, c’est l’anéantissement d’un village", poursuit-il.
Dans les rues de Magnanville, la construction de la prison à quelques mètres des habitations est une douche froide. "On va se retrouver face à une prison avec le bruit, l’éclairage tous les jours, les allées et venues", regrette Philippe depuis son rebord de fenêtre. "C’est comme ça et pas autrement, on nous l’impose", souffle-t-il.
Les premiers murs à 300 mètres des habitations
Michel Lebouc, maire de Magnanville, se joint à la colère des riverains. "L’hypothèse retenue par l’Etat aujourd’hui, serait une proximité du lycée et forcément des habitations et donc on serait à 150 mètres, détaille-t-il. Les premiers murs seraient à 300 mètres des habitations, du lycée et du cœur de ville."
Le combat contre la prison n’est cependant pas terminé à Magnanville. Des avocats ont été mandatés. Tous espèrent que le projet soit déplacé sur des friches industrielles. Au cours du dernier conseil de la communauté urbaine, 113 des 141 élus s'étaient prononcés en faveur de l'opposition au projet.











