Val-de-Marne: à L’Haÿ-les-Roses, la publicité laisse (temporairement) place à sept œuvres d’art

Monet, Caillebotte ou encore Van Gogh… Les habitants de L’Haÿ-les-Roses, dans le Val-de-Marne, n’ont pas eu besoin de se rendre au musée pour profiter des œuvres de ces artistes, la ville s'étant transformée, le temps de quelques jours, en galerie à ciel ouvert.
Parce qu'il y en a "marre" de la publicité, comme l’explique un passant interrogé par BFM Paris Île-de-France, la municipalité a décidé, du lundi 25 novembre au dimanche 8 décembre, d’offrir un bol d’air frais à ses habitants.
À la place des affiches publicitaires, sept reproductions d’œuvres célèbres, sur le thème "la lumière dans l’art", ont été exposées dans la ville.
"Les textes sont riches également"
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme "La Beauté sauvera le monde", lancé en 2021 par la ville de Saint-Dizier (Haute-Marne) afin de démocratiser l’art en le rendant accessible gratuitement à tous. Cette année, 32 villes, dont Saint-Raphaël (Var), ont rejoint cette démarche.
Pour les habitants, l’expérience a été un véritable enchantement. Beaucoup n’ont pas hésité à s’arrêter devant les œuvres pour les admirer.
"J’aime beaucoup. Les textes sont riches également… La beauté sauvera le monde, ça fait penser à plein de choses, surtout en ce moment", confie une passante à BFM Paris Île-de-France, en contemplant le tableau "Clair de lune sur la rivière" de l’américain Lovell Birge Harrison.
Un peu plus loin, une autre habitante, emmitouflée dans une écharpe, partage son enthousiasme: "On a beaucoup de pubs, mais on n'a pas des pubs comme ça. Et franchement, c'est joli".
Une initiative insuffisante pour les militants anti-pubs
Malgré cette initiative originale et saluée, certains la jugent encore trop limitée. Les militants anti-publicité estiment que l’effort reste insuffisant. "Une, deux ou trois semaines de publicités en moins, remplacées par des œuvres d’art, c’est toujours mieux que rien", reconnaît Thomas Bourgenot, chargé de plaidoyer chez "Résistance à l’agression publicitaire", dans un entretien à BFM Paris Île-de-France.
Cependant, il nuance: "Mais ça reste quand même 49 à 51 semaines où il y a encore beaucoup de publicités. Nous, on appelle plutôt de nos vœux à limiter les supports publicitaires plutôt que les utiliser à des fins plus ou moins vertueuses".
Bien que l’exposition ait pris fin le dimanche 8 décembre, les œuvres n’ont pas dit leur dernier mot. À Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), l’une des quatre villes d’Île-de-France ayant participé à cette initiative, les affiches rejoindront bientôt les écoles et les services municipaux pour prolonger l’expérience artistique.
Une belle manière d’étendre cette démarche avant, pourquoi pas, une nouvelle édition l’année prochaine.











