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A Joinville-le-Pont, tenir son chien en laisse est obligatoire

BFM Anaïs Girard, Jeanne Spicarolen avec Alexandre Simoes
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Depuis mars 2024, les propriétaires de chiens s'exposent, à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), d'une amende si leurs animaux ne sont pas tenus en laisse, conformément à un arrêté municipal. La mairie a décidé de reconduire cette mesure pour toute l’année 2025.

Les chiens sont priés d'être tenus en laisse à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). Déjà soumis à cette obligation du 1er mars au 31 décembre 2024 par arrêté municipal, la mairie étend la mesure pour toute l’année 2025.

Ainsi, les contrevenants s’exposent à une amende pouvant atteindre 150 euros s’ils ne tiennent pas leurs chiens en laisse dans les "zones à forte fréquentation" comme "le centre-ville, les abords des écoles, des crèches, des bâtiments communaux ou encore à proximité de la station RER", donne à titre d'exemple l’arrêté.

Ce dernier mentionne également que "l’animal doit être relié physiquement à la personne qui en a la charge".

Des incidents avec des chiens non tenus en laisse

Les incidents liés aux chiens non tenus en laisse ne sont malheureusement pas rares dans la commune.

"Au mois d’octobre dernier, une cycliste a emprunté cette route juste devant le château. Un chien errant, non tenu en laisse, a traversé brutalement devant son chemin, ce qui l’a déséquilibrée. Elle est tombée et s’est cassé la cheville," explique Stéphane Sylvestre, maire adjoint à la sécurité à Joinville-le-Pont, en guise d’exemple à BFM Paris Île-de-France.

Par ailleurs, la mairie, recense en moyenne deux signalements par mois, et cinq mains courantes ont été déposées auprès de la police municipale pour des incidents impliquant des agressions entre chiens ou envers des personnes. Ces épisodes peuvent parfois tourner au drame.

"Le chien est arrivé par derrière. C’était un boxer Il n'avait pas de collier, il n'avait rien et il a dévoré notre chien," se remémore encore une passante.

Face à ces situations, la mairie renforce ses consignes en demandant aux propriétaires de museler "les chiens considérés comme dangereux de catégorie 1", comme l'oblige la loi.

Un manque d'espaces pour les chiens?

Si cette mesure est globalement bien perçue, elle suscite quelques mécontentements. Arthur Zekri, promeneur accompagné de ses trois chiennes. dans un parc canin de la ville, l’un des rares espaces où les chiens peuvent courir, déplore le manque de lieux adaptés à leurs besoins.

"Un chien qui n’est pas bien stimulé, qui est toujours à la maison, dans le jardin toute la journée, ce sont des chiens qui ont des troubles psychologiques", alerte cet employé d’animalerie.