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Val-d’Oise : une collégienne harcelée développe un trouble la poussant à s’arracher les cheveux, sa mère raconte son calvaire

BFM Chloé Berthod avec Amaury Tremblay
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Camélia, une collégienne scolarisée dans le Val-d'Oise, a été la cible de moqueries puis d'insultes. Cet harcèlement a entraîné le développement de la trichotillomanie.

"Camélia ne redeviendra jamais comme elle était." Sarah Chaillet témoigne sur BFM Paris Île-de-France du harcèlement subi par sa fille scolarisée en 6e dans un collège d'Herblay-sur-Seine (Val-d'Oise). La mère de famille a dénoncé les faits en fin de semaine dernière via les réseaux sociaux.

Des insultes et des coups

"C'étaient des brimades au départ, puis on est passé à des moqueries et aux insultes, de grosses insultes", explique sa mère.

La situation a empiré avec des coups donnés dans la chaise de Camélia, notamment pendant un cours de mathématiques. Face à cette situation, qui a démarré peu de temps après la rentrée de septembre, la jeune adolescente a développé la trichotillomanie, un trouble qui lui pousse à s'arracher les cheveux.

"Quand j'ai découvert ça, elle avait déjà tout le côté gauche de vide. Je n'avais pas vu avant", poursuit Sarah qui a déposé plainte au mois de janvier. Après avoir alerté les services académiques, Camélia est déplacée dans un autre collège, mais le harcèlement reprend.

"J'ai eu beaucoup peur le jour où elle est rentrée et qu'elle m'a dit qu'il fallait qu'elle se suicide comme Lindsay", se souvient la mère de famille.

Camélia est désormais suivie par un psychiatre et a même été hospitalisée pour prévenir tout risque de suicide. "Je ne reconnais plus ma fille aujourd'hui, même si elle a un petit sourire en coin de temps en temps", ajoute Sarah.

Les élèves incriminés auditionnés

L'académie de Versailles explique à BFM Paris Île-de-France que la jeune fille a bien été prise en charge et suivie par le protocole de lutte contre le harcèlement scolaire. Pour autant, "aucun fait de harcèlement" n'a pu être établi "jusqu'à la fin de cette année scolaire", affirme l'académie.

Face à ce harcèlement, le maire d'Herblay-sur-Seine indique, dans un message relayé sur les réseaux sociaux, que la mère de famille a été reçu dans son bureau lorsque les faits ont été connus.

"Elle a demandé à changer de collège, ce qui a été accepté immédiatement. Les élèves incriminés ont été auditionnés par la police et le parquet doit rendre son verdict prochainement", poursuit le maire qui ajoute apporter son "soutien" et sa "compassion".

Pour la prochaine rentrée, Camélia devrait rejoindre un nouvel établissement scolaire si son état de santé lui permet de suivre à nouveau des cours dans un collège.