Tensions à La Courneuve: le maire appelle à "favoriser le calme" et souhaite de "la transparence"

Gilles Poux lance un appel au calme et à l'apaisement. Ce lundi 18 mars, le maire (PCF) de La Courneuve a tenu une conférence de presse après la mort de Wanys, un jeune homme de 18 ans tué la semaine dernière lors d'une course-poursuite avec la police, et au lendemain de l’attaque au mortier du commissariat de la commune.
"Wanys n'a pas besoin d'être entaché"
"Je crois que ces débordements ne rendent justice à quiconque", a estimé l'édile, rappelant le besoin de justice de la famille de Wanys R., "et avec elle, notre pays et tout particulièrement notre territoire".
"Wanys n'a pas besoin d'être entaché par des actes irresponsables qui pourraient nuire ou nourrir des discours nauséabonds", a appuyé le maire.
Au cours de son allocution, le maire de La Courneuve a expliqué s’être entretenu avec les parents et le frère aîné de la victime. "Ils ne souhaitent pas que ça dérape pour la raison qui conduirait à noircir et à être facteur d’accusation de quelqu’un qui est la première victime puisqu'elle est décédée", a déclaré Gilles Poux.
"Il y a une seule urgence, celle de faire toute la lumière sur ce qui a conduit à l’irréparable, a-t-il poursuivi. Et il faut qu’en fonction des éléments de justice, la transparence et l’équité se fassent quels que soient les fautifs."
Ce message "de compassion, de vérité et de justice", Gilles Poux a indiqué l'avoir "porté personnellement auprès de la famille dès jeudi".
"Ils ne peuvent être les boucs émissaires des dysfonctionnements"
Le maire a également condamné fermement l'attaque au mortier du commissariat. "On ne peut admettre qu’on s’attaque à des femmes et des hommes quel que soit le symbole qu’ils représentent. Ils ne peuvent être les boucs émissaires des dysfonctionnements d’une société", a déclaré Gilles Poux en lançant "un appel collectif à la responsabilité".
Un apaisement nécessaire pour mener les deux enquêtes ouvertes "dans la sérénité de façon à éclaircir le rapidement possible" les conditions dans lesquelles Wanys a perdu la vie, a-t-il poursuivi.
Le commissariat de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, a été pris pour cible par une cinquantaine d'individus ce dimanche 18 mars au soir. Une attaque survenue quatre jours après la mort à Aubervilliers de Wanys R., lors d'une course-poursuite avec la police.
Après l'attaque du commissariat, Laurent Nuñez a fait état ce lundi 18 mars d'un total de neuf interpellations, dont sept majeurs et deux mineurs.











