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Soupçons de blanchiment de fraude fiscale: Hidalgo saisit sa commission de déontologie au sujet d'un adjoint

BFM L.C avec AFP
La maire de Paris et candidate socialiste à la présidentielle, Anne Hidalgo, le 12 novembre 2021 à Paris

La maire de Paris et candidate socialiste à la présidentielle, Anne Hidalgo, le 12 novembre 2021 à Paris - Thomas SAMSON © 2019 AFP

Selon Le Parisien, Hermano Sanches Ruivo aurait été placé en garde à vue en octobre pour être entendu sur un délit de blanchiment de fraude fiscale, "suite à une dénonciation anonyme".

La mairie de Paris, dirigée par la socialiste Anne Hidalgo, saisit sa commission de déontologie au sujet de son adjoint à l'Europe, Hermano Sanches Ruivo, entendu par la police pour des soupçons de blanchiment de fraude fiscale, a-t-elle indiqué jeudi.

La Ville de Paris "a pris connaissance par voie de presse de l'audition par la police d'Hermano Sanches Ruivo", indique-t-elle dans un communiqué.

Selon Le Parisien, Hermano Sanches Ruivo aurait été placé en garde à vue en octobre pour être entendu sur un délit de blanchiment de fraude fiscale, "suite à une dénonciation anonyme". L'intéressé a démenti au journal avoir subi le régime de garde à vue. Contacté, l'entourage de l'élu (groupe PS et apparentés) n'était pas joignable dans l'immédiat.

"Un élu de la majorité" soupçonné de prise illégale d'intérêts

Même si les "faits allégués" semblent "sans lien avec l'exercice de son mandat d'élu", la Ville a "décidé de saisir immédiatement la Commission de déontologie de la Ville afin de procéder aux vérifications qui s'imposent et d'en tirer toutes les conséquences".

S'il venait à être mis en examen, Hermano Sanches Ruivo "quittera sans délai ses fonctions", a affirmé la mairie.

Mercredi, après un précédent article de Marianne évoquant "un élu de la majorité" soupçonné de prise illégale d'intérêts, la Ville avait dit n'avoir pas connaissance d'un tel cas pouvant justifier d'informer le Parquet National Financier via l'article 40.

Un cas similaire lors du premier mandat d'Hidalgo

En novembre, un ancien élu, Jean-Louis Missika, adjoint à l'urbanisme lors du premier mandat d'Anne Hidalgo, avait dû démissionner d'un comité de mission du groupe immobilier Novaxia en raison d'un "problème déontologique majeur, un conflit d'intérêt pouvant le cas échéant devenir un problème pénal", a déclaré le président de la commission Yves Charpenel.

Pour l'ancien premier avocat général près la cour de Cassation, il s'agissait d'un "conflit d'intérêt évident" puisque Missika "avait participé lui-même à des délibérations sur ces sujets-là et notamment à l'égard de la société Novaxia".