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Sobriété énergétique: les écrans numériques publicitaires dans le viseur de la mairie de Paris

BFM Djena Tsimba, Nicolas Dumas et Shéhérazade Ben Essaid
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Un décret du gouvernement pourrait interdire la diffusion de publicités sur écrans numériques toutes les nuits de 1h à 6h, pour lutter contre la pollution lumineuse.

Après la présentation de son plan de sobriété énergétique, la mairie de Paris veut poursuivre ses efforts. A la première salve de décisions annoncées ce mardi -baisse de la température, extinction de l'éclairage pour certains monuments- pourrait s'ajouter de nouvelles mesures.

L'exécutif parisien veut notamment se pencher sur le dossier des panneaux publicitaires lumineux. Ces écrans pourraient être concernés par des mesures restrictives, même si celles-ci ne seront pas prises dans l'immédiat, a appris BFM Paris-Île-de-France.

Le maire adjoint à la transformation de l'espace public et des mobilités, David Belliard, s'y était déjà attaqué il y a deux ans, en pleine campagne municipale. Il avait affirmé sur Twitter que "les écrans nous envahissent et la généralisation de la publicité nous encourage à surconsommer".

Par ailleurs, en 2017 déjà, le réseau des transports d'électricité se demandait s'il n'était pas utile d'éteindre ces panneaux publicitaires l'hiver.

Environ 3000 panneaux dans la capitale

Pour lutter contre cette pollution lumineuse, le gouvernement prépare également un décret pour interdire la diffusion des publicités sur les écrans LCD numériques toutes les nuits de 1h à 6h.

Selon un rapport de l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie), un écran publicitaire LCD numérique de 2m² consomme plus de 2000 kilowattheures (kwh) par an, soit environ la consommation moyenne d'un ménage francilien pour l'éclairage et l'électroménager, hors chauffage.

L'Ademe estime également qu'au bout de dix ans d'utilisation, chaque panneau aura consommé plus de 20.470 kwh, ce qui équivaut à la dépense énergétique annuelle de quatre foyers parisiens, ou de près de neuf personnes.

Situés principalement dans les gares et les vitrines de commerces, ils sont environ 3000 dans la capitale, soit cinq fois plus qu'il y a cinq ans.