Drancy: trois personnes arrêtées en flagrant délit lors d'un braquage avec séquestration
Des membres de la BRI en juillet 2024 (Photo d'illustration). - FRANCK FIFE / AFP
Pris la main dans le sac. Après plusieurs jours d'enquête, une équipe de Brigade de recherche et d’intervention Financière Nationale (BRI FN) a interpellé trois individus, ce mardi 15 avril, en plein braquage de la boutique Bouygues du centre commercial Avenir à Drancy, a appris BFMTV.com auprès d'une source proche du dossier et du parquet de Bobigny.
Les trois individus, défavorablement connus des services de police et originaires du quartier des Pyramides à Évry Courcouronnes, ont été placés en garde à vue, une procédure qui a été prolongée.
Une préparation minutieuse
Avant cette interpellation, les enquêteurs de la BRI FN, co-saisis avec Groupe d'Initiative de la Répression du Banditisme (GIRB) de la Sous-direction de la Police Judiciaire de Seine-Saint-Denis (SDPJ 93) investiguaient sur les braquages des boutiques de télécommunication qui explosent en Île-de-France. La BRI de Versailles et nationale étaient aussi mobilisées sur ce dossier en "assistance".
"Depuis trois semaines, on observe une augmentation très importante de cette pratique", témoigne auprès de BFMTV.com, une source proche de l'enquête.
Le mardi 15 avril, les policiers comprennent qu'un braquage se prépare dans la boutique de Bouygues du centre-commercial Avenir de Drancy. Les membres de la BRI, qui ont réussi à identifier les individus qui allaient commettre le larcin, se rendent sur place dans l'après-midi pour se mettre en repérage.
Sur place, les agents observent que deux suspects se rendent à plusieurs reprises dans l'établissement, pendant qu'un complice reste dans la voiture sur le parking. "Ils ont fait plusieurs passages pour faire du repérage pour savoir quand il y aura moins de monde pour attaquer", précise à BFMTV.com cette même source.
Les salariés séquestrés
Les braqueurs passent à l'action à 19h45, alors que le magasin se prépare à fermer. Deux hommes cagoulés, armés de gazeuse et munis de trois chariots de courses entrent de la boutique et somment les deux employés présents de les conduire à l'arrière-boutique afin de prendre les téléphones portables et autres objets de télécommunication.
Les salariés sont menacés et ligotés dans l'arrière-boutique avec du serflex. "Avec les braquages qui se multiplient ces derniers temps, Bouygues avait briefé ses salariés afin qu'ils ne jouent pas les héros", confie à BFMTV.com une source proche de l'enquête. Une fois les employés ligotés, les malfaiteurs remplissent les chariots avec 130 téléphones.
Afin d'interpeller les braqueurs, les membres des forces de l'ordre se positionnent dans la boutique, juste devant la porte menant à la réserve. Au moment de prendre la fuite, les malfaiteurs tombent sur nez à nez avec les forces de l'ordre qui procède à leur interpellation.
Ce mercredi 16 avril, des perquisitions ont été réalisées dans les domiciles des interpellés dans la cité des Pyramides à Évry Courcouronnes. En 2024, les autorités dénombraient une moyenne de 15 braquages par mois dans ce type de boutique en France.











