Des tags et inscriptions antisémites découverts sur des immeubles à Paris et en Seine-Saint-Denis

Des tags et inscriptions antisémites ont été découverts à plusieurs endroits à Paris et en Seine-Saint-Denis ces derniers jours. Des étoiles de David, symbole de la religion juive, ont notamment été dessinées sur la façade d'immeubles.
C'est le cas notamment à Saint-Ouen. Ce lundi 30 octobre, la mairie a dénoncé, dans un communiqué, ces actes antisémites commis dans le quartier de Debain.
"Déposées au pochoir sur les murs"
Les étoiles de David ont été "déposées au pochoir sur les murs", relate la ville de Saint-Ouen-sur-Seine. "Le maire, Karim Bouamrane, a exprimé sa solidarité et son soutien total à la famille victime de ces actes antisémites et racistes."
Sitôt après la découverte des tags, les services municipaux ont été engagés pour nettoyer la façade de la maison visée. Dans son communiqué, la mairie précise avoir contacté la police afin d’engager "les mesures qui permettront de faire toute la lumière sur ces actes ignobles et d'en trouver les auteurs".
Un signalement auprès du procureur de la République
La municipalité a par ailleurs effectué un signalement auprès du procureur de la République. "Les auteurs devront être poursuivis et sanctionnés par la justice avec la plus grande sévérité et avec intransigeance", a martelé la ville dans son communiqué. De son côté, Karim Bouamrane a condamné “avec fermeté ces actes racistes et antisémites” sur X (anciennement Twitter).
Toujours en Seine-Saint-Denis, à Aubervilliers, la maire Karine Franclet a condamné aussi ce lundi des tags antisémites inscrits sur les murs de sa ville ce week-end.
"Je tiens, en mon nom et en celui de la municipalité, à condamner avec la plus grande fermeté ces actes ignobles", a déclaré l'élue sur X.
À Paris, un immeuble du 14e arrondissement a par ailleurs été visé par des tags. Sur X, Antoine Guillou, adjoint à la mairie de Paris, a dénoncé des "actes ignobles et intolérables". "Les services de la ville vont intervenir au plus vite pour enlever ces tags odieux", a-t-il ajouté.
"Les parents prennent la mesure du danger"
Par ailleurs, selon les informations de BFM Paris-Ile-de-France, au moins trois écoles juives ont reçu des menaces ce lundi matin dans la région. Des menaces ont également visé des synagogues et des commerces casher franciliens.
Au total, une dizaine d’alertes ont été recensées ces derniers jours par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) en Île-de-France.
"C’est un stress évident et permanent, a relaté Benjamin Allouche, membre du bureau exécutif du Crif auprès de BFM Paris Île-de-France. À la fois pour les enfants, parfois en bas âge, pour les adolescents, mais encore, et surtout, pour les parents qui prennent la pleine mesure du danger."
Benjamin Allouche a cependant relevé un renforcement de la sécurité “devant les écoles et les lieux de cultes depuis les événements du 7 octobre”.











