Prolongement de la ligne 1: collectifs et élus écologistes inquiets pour le bois de Vincennes

Associations de défense de l’environnement et élus écologistes se mobilisent face au projet du prolongement de la ligne 1 du métro en région parisienne. Pour permettre la construction de trois nouvelles stations à l’est de la ligne, dans les villes de Montreuil et Fontenay-sous-Bois, le déboisement de deux hectares du bois de Vincennes est nécessaire.
Un prix que refuse de payer le collectif "Touche pas à mon bois". Ses militants ont lancé une pétition en ligne contre ce chantier titanesque qui doit durer huit ans. Elle a déjà recueilli plus de 53.000 signatures.
Ils sont également soutenus par les élus écologistes au conseil régional qui militent pour une solution alternative. "C'est un collectif qui à raison veut défendre la préservation de ce patrimoine naturel", explique Jean-Baptiste Pegeon, conseiller régional EELV d'Ile-de-France.
"Il existe une solution qui est de creuser plus profond et c'est ce qu'on demande à étudier", partage l'élu d'Ile-de-France Mobilité.
Du côté des habitants, le projet partage. "Faut bien que les riverains qui vont travailler puissent avoir des transports en bas de chez-eux", juge un riverain. "Il ne faut surtout pas prolonger la ligne. On manque déjà cruellement de végétation, donc ce n'est pas le moment d'en enlever", répond une autre.
Bientôt une enquête publique?
Mais pour le maire PCF de Montreuil, la priorité reste l'arrivée du métro jusque dans sa commune. "Pour la ville, c'est des milliers de gens aujourd'hui qui n'ont pas accès à un moyen de transport lourd: le métro. C'est évidemment difficile de prendre plusieurs bus pour pouvoir accéder au réseau parisien", estime Patrice Bessac.
Les maires des deux communes réclament qu’une enquête publique soit vite ouverte pour trouver une solution préservant le bois de Vincennes tout en permettant l’arrivée du métro dans les communes qui l’espèrent.











