Paris: la passerelle piétonne du pont Bir-Hakeim fermée en raison de craintes d'effondrement
La passerelle située sous le pont métallique Bir Hakeim, dans le 15e arrondissement de Paris. - Google Steet View
Une catastrophe a-t-elle été évitée de justesse à Paris? Dans le 16e arrondissement, à côté du pont de Bir-Hakeim, l'inquiétude était en tout cas de mise le weekend dernier, pendant et après le passage du Marathon pour tous.
Dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 août, après le passage de la course inédite dans l'histoire de l'olympisme, la passerelle dédiée aux piétons parallèle au pont Bir-Hakeim a été fermée au public, a appris BFM Paris Île-de-France auprès de la préfecture de police, confirmant une information du Figaro.
"Certains passants se seraient aperçus que la passerelle avait l'air de ne pas être stable", déclare également à BFM Paris Île-de-France, le maire (LR) du 16e arrondissement, Jérémy Redler.
Outre ces signalements, la préfecture de police de Paris parle également de la "chute d'un boulon" de la passerelle, qui a nécessité le passage de "l'architecte de permanence dans la nuit du 10 au 11 août".
Des travaux de confortement nécessaires
Un récit corroboré par les écrits d'un spectateur du marathon ayant raconté son expérience sur le site internet Reddit au lendemain des faits. "(...) La passerelle se met à tanguer. De plus en plus, je regarde en dessous et constate qu'en guise de pilier, ce n'est qu'un échafaudage qui la suspend: c'est une passerelle temporaire. La foule ne semble pas inquiète, les gens sont calmes et disciplinés, de bonne humeur et pas agités", écrit notamment l'internaute.
D'après lui, les forces de l'ordre présentes sur place, relativement débordées par l'afflux massif de spectateurs, "ont alors interrompu le flux" puis "vidé la passerelle".
Après les faits, la préfecture de police de Paris assure avoir pris les choses en main pour fermer la structure au public. "Compte tenu des constatations faites, un barriérage a été installé, neutralisant l'accès à la passerelle", décrit la préfecture.
Cette dernière assure que "le risque de chute d'élément est conjuré", et ainsi que "l'accès à la passerelle reste interdit en l'attente de travaux de confortement".
La passerelle au cœur des discordes depuis 2021
Le problème de sécurité de la passerelle du pont de Bir-Hakeim ne date pas d'aujourd'hui. "J'ai alerté la mairie de Paris (mairie centrale, NDLR) à plusieurs reprises sur le risque de cette passerelle et sur le souhait de la mairie du 16e et le souhait des habitants de l'arrondissement de voir cette passerelle réparée rapidement", explique Jérémy Redler.
Selon lui, les travaux qui devaient être effectués par la mairie ont été reportés à plusieurs reprises. J'avais alerté pour que les réparations aient lieu avant les Jeux olympiques, ce qui n'a pas été fait".
En 2021, une voiture de la Ville de Paris avait percuté la passerelle, la fragilisant et obligeant la mise en place temporaire d'un échafaudage de soutien aujourd'hui toujours en place.
Au début de l'année 2024, l’association de riverains Passy-Seine avait demandé une réhabilitation de la structure avant la tenue des JO, alors que les travaux étaient selon eux au point mort depuis de nombreux mois.











