BFM

Paris: l'hôpital Cochin suspend à titre conservatoire un aumônier proche de Bolloré

BFM M.Re avec AFP
L'hôpital Cochin à Paris (image d'illustration)

L'hôpital Cochin à Paris (image d'illustration) - Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Guillaume Seguin, qui est l'un des conseillers spirituels du milliardaire Vincent Bolloré, a été mis en cause pour des agressions sexuelles en 2015 et 2018. Le parquet de Paris avait classé l'affaire sans suite en 2020.

Un aumônier catholique de l'hôpital Cochin à Paris, Guillaume Seguin, que des témoins ont accusé d'agressions sexuelles, a été suspendu de cette fonction à titre conservatoire, a indiqué l'AP-HP mardi à l'AFP.

"Le processus de suspension est en cours", a indiqué l'AP-HP, confirmant des informations de presse et précisant que l'intéressé ne s'était pas présenté à l'hôpital depuis vendredi.

Conseiller spirituel de Vincent Bolloré

La semaine dernière, Le Monde et le journal catholique Golias avaient révélé que Guillaume Seguin, qui est aussi l'un des conseillers spirituels du milliardaire Vincent Bolloré, avait été mis en cause, via les témoignages de deux personnes auprès du diocèse de Paris, en 2015 puis en 2018, pour des agressions sexuelles.

Ce qui lui a valu une enquête canonique (au sein de l'Eglise, NDLR), se soldant par une sanction en 2020: l'Eglise lui a interdit de confesser pour une durée de cinq ans, une décision qui s'appliquait "en dehors de sa fonction (démarrée à l'été 2021, NDLR) d'aumônier à l'hôpital Cochin", a indiqué le diocèse à l'AFP.

Les faits ont également été signalés par le diocèse au parquet de Paris. Ce dernier, interrogé par l'AFP, a toutefois indiqué que "la procédure a été classée sans suite le 7 décembre 2020 pour infraction insuffisamment caractérisée".

Selon une source proche du dossier, "la direction de l'hôpital Cochin a été alertée fin 2022" par un particulier de la situation de l'abbé, avant de se la faire confirmer par le diocèse.

Mardi, une dizaine de manifestants réunis devant l'entrée de l'hôpital Cochin, répondant à l'appel de l'association Be Brave France (lutte contre la pédocriminalité) ont sensibilisé les soignants en distribuant des tracts et ont appelé à aller jusqu'au "licenciement de l'abbé Seguin".