Manifestation en soutien au peuple palestinien: 19.000 personnes à Paris selon la préfecture, 60.000 selon la CGT

"Contre personne" mais pour "la paix" et un "cessez-le-feu immédiat" dans le conflit entre Israël et le Hamas: un rassemblement de soutien au "peuple palestinien" a eu lieu ce samedi à Paris.
Plusieurs milliers de manifestants étaient présents, a constaté un envoyé spécial de BFMTV. Un premier décompte de l'AFP dénombrait au moins un millier de personnes à 15 heures place de la République, pour le départ de la manifestation. La CGT, interrogée par l'AFP, a revendiqué 60.000 participants dans la capitale. Les manifestants étaient 19.000 selon la préfecture.
Avant le départ du défilé, place de la République, le leader des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, critiqué depuis le début du conflit pour ne pas avoir qualifié de "terroriste" le Hamas et avoir fustigé une visite en Israël de la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, a appelé à un "cessez-le-feu" immédiat à Gaza, où se déroule selon lui "un massacre épouvantable" en raison des bombardements israéliens.
"Cessez-le-feu"
Leila Gharbi, assistante juridique de 46 ans, qui tiennait un drapeau palestinien, est venue pour que "le génocide cesse": "Il faut un cessez le feu immédiat". A ses côtés, sa fille Inès, étudiante de 21 ans, veut que "la barbarie s'arrête".
Keltoum Alouache est venue "pour les enfants de Gaza et de la Palestine". "On est contre personne", précise cette retraitée algérienne de 75 ans, qui tient un drapeau palestinien. "Free Palestine" ("Libérez la Palestine") et "Cessez-le-feu, halte aux bombes sur les civils !", ont clamé certaines des pancartes.
Cette manifestation, à l'appel d'associations, de syndicats et de partis politiques, n'a pas été interdite par la préfecture de police, qui a rappelé en amont qu'elle ne tolérerait "aucun débordement". Il s'agit de la première mobilisation propalestinienne non-interdite qui n'est pas statique. Un rassemblement a déjà eu lieu jeudi soir à Paris, lui aussi autorisé, avec 2.000 personnes.
Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée le 7 octobre par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien, plus de 1.400 personnes ont été tuées, selon les autorités israéliennes, en majorité des civils le jour de l'attaque du Hamas et plus de 240 personnes ont été prises en otage.
En représailles, Israël a déclaré une guerre pour "anéantir " le Hamas, pilonnant sans relâche la bande de Gaza où près de 9.500 personnes, dont 3.900 enfants, ont été tuées, selon un dernier bilan du Hamas samedi.











